Pour la première fois depuis le début des récentes hostilités au Moyen-Orient, les houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué une attaque sur le territoire israélien, selon le El País. Cette escalade intervient alors que la communauté internationale s’inquiète des répercussions économiques globales liées à ce conflit, qui dure depuis un mois.

Le 28 mars, quelques heures après qu'Israël ait détecté un tir de missile en provenance du Yémen, les houthistes ont affirmé sur leurs canaux officiels avoir inauguré un front contre l’État hébreu. "Les systèmes de défense aérienne ont été déployés pour contrer cette menace," rapporte The Jerusalem Post.

Cette offensive s’ajoute aux propos alarmants tenus par le porte-parole houthiste, Yahya Saree, qui avait récemment averti que les rebelles seraient impliqués dans le conflit, où l’équilibre mondial pourrait résister à de nouveaux chocs. L’agence Al-Jazeera souligne que ce changement de dynamique pourrait engendrer de "nouveaux problèmes" pour la sécurité régionale.

Une escalade redoutée

Cette implication des houthistes coïncide avec les déclarations de Marco Rubio, secrétaire d’État américain, qui, lors d'une rencontre avec les ministres du G7 à Paris, a affirmé que les États-Unis "en auraient fini" avec l’Iran en quelques semaines. Toutefois, si des journalistes comme El País jugent cela optimiste, ils avertissent que ces attaques pourraient prolonger le conflit, impactant le détroit de Bab el-Mandeb et ses routes maritimes stratégiques.

Ce détroit, tout comme celui d'Ormuz, est vital pour le commerce mondial. La fermeture ou l’instabilité de cette voie pourrait engendrer des perturbations majeures, selon les analyses El País. Dans un contexte économique déjà tendu, l’arrivée des houthis dans cette mêlée pourrait également influer sur le marché pétrolier, comme l’affirme Bloomberg. Bien qu'ils n'aient pas encore ciblé les pétroliers, leur capacité d'action sur cette zone préoccupent les leaders économiques.