Le 2 avril, à La Rochelle et à Saintes, une soixantaine de retraités s'est regroupée à l'initiative de la CGT, de la FSU et de la Fédération générale des retraités de la fonction publique. Leur objectif ? Revendiquer un meilleur accès aux soins et une amélioration du pouvoir d'achat alors que 60 % d'entre eux perçoivent une pension en dessous du Smic. "Des retraités sont morts car ils n'ont pas pu se soigner", a évoqué Marie-France, une participante au rassemblement.
À La Rochelle, les manifestants, sous la tente de la CGT, ont exprimé leur préoccupation. Michel, un retraité de la fonction publique, a déclaré : "Chaque personne devrait avoir le droit au soin jusqu'à sa mort, aujourd'hui ce n'est plus le cas." Alain Girard, secrétaire général de l'Union confédérée des retraités de la CGT 17, a abondé dans le même sens : "On a de l'argent pour faire la guerre, mais rien pour le service public. On marche sur la tête."

Les participants ont aussi salué l'engagement des soignants. Marie-Thérèse, retraitée de la Sécurité sociale, a affirmé : "Ils sont exploités, mais demeurent toujours présents. Je les admire et les soutiens vraiment." À Saintes, la mobilisation a été similaire, avec des manifestants demandant des moyens pour l'hôpital public et une pétition pour un accès égal aux soins.
Dominique Vrignaud, membre de l'union locale CGT et responsable des retraités, a alerté sur les conséquences de la loi de finances : "Le forfait hospitalier va augmenter de 15 %, le forfait patient de 33 %..." Une délégation a également rencontré le sous-préfet de Saintes pour faire part de leurs préoccupations.







