Ce lundi 13 avril, le pape Léon XIV a débuté une importante tournée en Afrique, visitant plusieurs pays, dont l'Algérie, le Cameroun, l'Angola et la Guinée équatoriale. Accompagné du cardinal Robert Sarah, une figure emblématique de l'Église catholique, ce voyage s'annonce riche en significations religieuses et culturelles.
Dans un sourire confiant, le cardinal Sarah, fier de ses racines africaines, rappelle son attachement à la Guinée-Conakry. « Vous pouvez plonger une branche sèche dans l'eau, elle ne deviendra jamais caïman, » dit-il pour illustrer son lien indéfectible avec sa terre natale. Il ajoute : « Avant d'être Africain, je suis d'abord fils de Dieu ».
L’Algérie et l’héritage de saint Augustin en Afrique
Chaque année, le cardinal retourne en Guinée pour célébrer Noël. Ce voyage avec la délégation apostolique le transporte sur les traces de saint Augustin, un pilier de la spiritualité chrétienne. Selon lui, cette visite est « une opportunité pour inviter toute l' Afrique à suivre l'exemple de ce saint qui a surmonté sa propre crise de foi ». Le cardinal évoque également d'autres figures comme saint Cyprien et Tertullien, qui incarnent la richesse de la tradition théologique africaine.
Le rôle de l’Église et la formation des prêtres en Afrique
Le cardinal Sarah considère que ces jours passés au Cameroun, « une Église vivante », donneront l'occasion d'encourager les fidèles à s'engager davantage dans l'évangélisation et la formation sacerdotale. « Dieu passe toujours par quelqu'un pour révéler notre vocation, » insiste-t-il, partageant son propre parcours de vie depuis son enfance jusqu'à sa vocation de prêtre.
Alors que le pape se rendra en Angola avec un message de paix, le cardinal souligne l'importance de l'unité entre l'Occident et l'Afrique. Il s'inquiète du « venin » que pourrait entraîner une influence occidentale trop intrusive, citant des enjeux sociétaux comme l'avortement et l'euthanasie.
Défis de l’Occident et avenir spirituel de l’Afrique
À presque 81 ans, le cardinal Sarah envisage de retourner en Guinée, rêvant de former laïcs et séminaristes. Après un parcours riche en expériences, allant de la Côte d'Ivoire à Rome, il aspire à transmettre son savoir aux nouvelles générations.
Écrivain passionné et fervent défenseur de la liturgie, il a su intégrer les enseignements de Benoît XVI dans son approche. « J'ai beaucoup appris de lui, et je souhaite poursuivre son œuvre, » confie-t-il avec émotion.
Ce voyage ne se limite pas à des étapes géographiques, mais revêt une dimension spirituelle profonde pour l'avenir de l'Église en Afrique, appelant à une revitalisation de la foi et à une renaissance culturelle.







