Environ deux à trois millions de femmes en France souffrent de cette maladie osseuse. Divers médicaments sont disponibles pour renforcer le capital osseux et minimiser le risque de fractures.
L'ostéoporose se définit comme une diminution progressive de la densité osseuse, rendant les os fragiles et sujets aux fractures. Le principal objectif des traitements est d'améliorer leur résistance afin de prévenir les accidents.
Les fractures, notamment au niveau des vertèbres et du col du fémur, peuvent avoir des conséquences particulièrement sévères avec l'âge. De nombreuses études montrent qu'une fracture à la hanche augmente significativement le risque de mortalité chez les personnes âgées.
Diagnostic de l'ostéoporose
Le diagnostic repose sur un examen ostéodensitométrique.
Différentes techniques sont disponibles. En France, la méthode la plus courante est la densitométrie biphotonique par rayons X, qui mesure la densité osseuse au niveau de la hanche ou des vertèbres lombaires. Une méthode plus récente utilisant les ultrasons est également en émergence, se concentrant sur le talon. Ces examens sont indolores.
Le coût de la densitométrie en France varie de 46 à 183 euros. Il est partiellement remboursé à hauteur de 70 % selon un tarif de base fixé à 39,96 €.
Qui est concerné ?
Les femmes ménopausées sont les principales concernées, car la production d’œstrogènes joue un rôle crucial dans le maintien de la densité osseuse. Dès que cette production diminue, le risque de fragilité osseuse augmente. Entre 60 et 65 ans, certaines femmes présentent des risques supplémentaires.
Les facteurs héréditaires doivent être pris en compte. Si une mère a subi une fracture liée à l'ostéoporose, il est conseillé de procéder à un dépistage. D'autres facteurs de risque incluent la ménopause précoce, la maigreur, une consommation prolongée de corticoïdes, des carences en vitamine D et en calcium, l'immobilité, le tabagisme, l'alcoolisme, et même des études suggèrent que la dépression pourrait favoriser l'ostéoporose.
Les hommes sont aussi touchés
Un homme sur huit est susceptible de développer une ostéoporose après l'âge de 50 ans, comparativement à une femme sur trois dans la même tranche d'âge. Les facteurs de risque restent similaires pour les deux sexes.
Options de traitement
Le traitement hormonal substitutif (THS) est recommandé pour les femmes en post-ménopause car il ralentit la perte osseuse. Bien qu'efficace, le THS présente des avantages et des inconvénients : il augmente la densité osseuse et aide à atténuer les symptômes de la ménopause. Cependant, il peut également entraîner des effets secondaires comme des saignements vaginaux ou une prise de poids, ainsi qu'un léger accroissement du risque de cancer du sein.
Le raloxifène, un modulateur sélectif des récepteurs des œstrogènes (SERM), montre une efficacité notable en augmentant la masse osseuse. Des études ont indiqué qu'il peut réduire de 55 % le risque de fractures vertébrales après trois ans de traitement, sans pour autant prouver son efficacité sur les fractures de la hanche. Il présente également l’avantage de réduire le risque de cancer du sein et le taux de cholestérol.
Le calcium et la vitamine D sont essentiels dès le plus jeune âge pour construire un capital osseux solide. Leur apport, à travers une alimentation riche, est primordial pour compléter les traitements. La consommation quotidienne recommandée est de 1 000 à 1 500 mg de calcium, tandis que la vitamine D provient principalement des huiles de foie de poisson, de certains poissons gras, du jaune d'œuf, et est synthétisée par la peau sous l'effet du soleil.
Durée du traitement
Il est conseillé de maintenir le traitement pendant au moins trois ans pour renforcer la masse osseuse. Toutefois, il peut être arrêté après deux ou trois ans, en insistant sur la poursuite de l'apport en calcium et en vitamine D. Une nouvelle ostéodensitométrie est recommandée deux ans après l'arrêt pour évaluer l'évolution de l'ostéoporose.
Sources :
- Haute Autorité de santé "Prévention, diagnostic et traitement de l'ostéoporose" (juillet 2006).
- Réponses-bien-vieillir.fr







