Lors d'une récente séance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, ministre déléguée à l'égalité femmes-hommes, a souligné que le gouvernement était totalement mobilisé face aux actions des mouvements anti-avortement, en particulier dans la ville de Strasbourg. Elle a fermement condamné les actes d'intimidation et de désinformation qui visent à limiter l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Aurore Bergé a déclaré, « Il est indéniable que les anti-choix n'ont jamais cessé leur lutte dans notre pays ». Cette déclaration fait suite aux dégradations répétées dont ont été victimes des antennes du Planning familial ces derniers mois. « Ils continuent de menacer, intimider et désorienter les femmes qui souhaitent exercer leur droit constitutionnel à l'IVG », a-t-elle ajouté, en confirmant maintenir des contacts réguliers avec la présidente de l'association pour garantir la sécurité de ses locaux.
Attaques contre le Planning familial
Le Planning familial, qui défend les droits en matière de contraception, avortement et éducation à la sexualité, reste une cible privilégiée pour les mouvements d'extrême droite. Depuis la constitutionnalisation de l'IVG en mars 2024, plusieurs de ses antennes ont été vandalisées, notamment dans le Nord, où des graffiti relient l'avortement à des actes criminels.
En mars, une antenne à Strasbourg a été recouverte d'autocollants hostiles, ciblant particulièrement les médecins pratiquant des avortements. Ce fut le deuxième incident de ce type en l'espace de quelques mois et fait suite à une série d'attaques qui se poursuivent depuis 2021. « Nous avons été contraints de déposer une plainte après qu'une menace d'attentat a été formulée pour une antenne de notre association », a témoigné la présidente du Planning familial, faisant référence aux récentes menaces d'un homme identifié comme appartenant à un mouvement masculiniste.
Dans ce contexte, Aurore Bergé a promis une « mobilisation générale » pour défendre les droits fondamentaux des femmes, affirmant que « nous devons lutter contre ceux qui diffusent des informations erronées et manipulatrices ». Elle a souligné l'importance de soutenir les organisations qui œuvrent pour les droits sexuels et reproductifs et d'assurer l'accès à l'IVG sur tout le territoire français.







