La ministre déléguée à l’Égalité, Aurore Bergé, a récemment exprimé son soutien indéfectible au Planning familial, une association historique, lors d'une séance au sein de l'Assemblée nationale. Elle a averti que le gouvernement mobiliserait « généralement » ses efforts pour contrer les attaques des mouvements anti-avortement, qui se sont intensifiées ces derniers mois. « Les anti-choix n'ont jamais vraiment abandonné leur lutte dans notre pays », a-t-elle déclaré.
Bergé a dénoncé les actes de dégradation dont a été victime le Planning familial, incluant des menaces visant les femmes en quête de leur droit constitutionnel à l'IVG. Elle a souligné l'importance d'une communication régulière avec la présidente de l'association pour assurer la sécurité des lieux de soutien. « Notre engagement est puissant pour défendre nos libertés et lutter contre la désinformation », a-t-elle ajouté, en référence au rôle crucial des associations dans la défense des droits des femmes.
Des actes de violence inquiétants
Récemment, le Planning familial a fait l'objet de nombreuses agressions, surtout depuis la constitutionnalisation de l’IVG en mars 2024. Ces actes incluent le vandalismes de plusieurs antennes dans des régions comme le Nord, avec des slogans associant l'avortement à des crimes. Un épisode majeur a eu lieu à Strasbourg, où des autocollants anti-avortement ont été collés sur les murs de l'association, marquant ainsi le deuxième incident similaire en peu de temps.
En outre, un climat de peur semble s'installer : une plainte a été déposée après des menaces d'attentat proférées par un individu se revendiquant d'une idéologie masculiniste, ciblant spécifiquement une antenne dans les Hauts-de-Seine. La présidente du Planning familial a exprimé ses préoccupations face à cette montée de la violence.
Ces événements soulignent l'urgence de réaffirmer le droit à l'avortement et de soutenir les organisations qui œuvrent pour la santé et l'autonomie des femmes. Des experts mettent également en avant le rôle vital du gouvernement dans la protection de ces droits fondamentaux, affirmant que « sans actions fermes, le risque d'un recul des libertés est significatif », comme l'a rapporté France Info. En réponse, Aurore Bergé a promis que « nous n'accepterons pas que l'intimidation prenne le pas sur les droits des femmes ».







