Quatre associations ont récemment porté plainte contre les géants de la livraison de repas à domicile, Deliveroo et Uber Eats, pour ce qu'ils qualifient de traite d'êtres humains. En lien avec ces préoccupations, le sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle, Olivier Jacquin, a été invité à partager son avis sur la situation lors d'une interview sur ICI Lorraine.
Le ministre de l'Enseignement supérieur a récemment déclaré son intention d'appliquer rigoureusement les droits d'inscription différenciés pour les étudiants issus de pays en dehors de l'Union européenne. Ces droits, qui avaient été instaurés en 2019 mais n'étaient jusqu'à présent pas vraiment en vigueur, verront la plupart des étudiants non communautaires payer 2.895 euros par an pour une licence, au lieu des 178 euros actuels, et 3.941 euros pour un master, contre 254 euros.
À l'université de Lorraine, parmi les 60 000 étudiants, environ 6 500 sont originaires de pays hors UE. Chaque année, environ 2 300 d'entre eux bénéficient d'exonérations de frais d'inscription. Selon un représentant de l'université, ces exonérations concernent les étudiants qui passent en année supérieure, ainsi que ceux provenant de pays à faibles revenus. Ces nouvelles mesures ne s'appliqueront aux futurs étudiants qu'à partir de la rentrée 2026, ce qui laisse la situation inchangée pour ceux déjà inscrits.
La présidente de l'université a évoqué les implications de cette loi de 2019, précisant que l'université a déjà commencé à mettre en œuvre ces mesures. Elle a expliqué que cette initiative repose sur l'idée qu'il existe un lien entre le coût d'inscription et la valeur perçue du diplôme, particulièrement dans des pays où l'éducation supérieure est sinon commercialisée.
Toutefois, elle exprime des préoccupations quant aux effets d'éviction que ces changements pourraient engendrer, notant que les étudiants étrangers contribuent de manière significative à l'économie française. Selon ses estimations, entre 20 et 30 % de ces étudiants pourraient choisir de rester travailler en France, contribuant ainsi non seulement à l'économie mais aussi à faire face à des défis démographiques futurs, tels que le vieillissement de la population.
Ces enjeux soulèvent donc un débat essentiel sur l'accessibilité de l'enseignement supérieur en France pour les étudiants internationaux, et sur les retombées potentielles de la politique d'inscription différenciée.







