En ce 8 mai, jour de la victoire de 1945, la commune de Beynat, en Corrèze, a célébré la mémoire de François Marty, un prêtre résistant dont le parcours extraordinaire fait résonner jusqu'à aujourd'hui les valeurs de foi et de liberté. Né en 1901 dans le hameau d'Espagnagol, il est souvent cité en lien avec la Résistance lyonnaise durant la Seconde Guerre mondiale. Début mai, une plaque commémorative a été dévoilée en son honneur.
Comme l'a souligné Michel Marcus, président de l’Association des Amis de Beynat, "C'est un beynatois d'exception. Il a été prêtre, aumônier des prisons de Lyon, résistant et martyr". François Marty a été exécuté en Allemagne le 30 novembre 1944, en représailles à la libération de Strasbourg par l’armée française. "Il a été dénoncé, arrêté par la Gestapo, emprisonné à Lyon, puis déporté, où il a tragiquement perdu la vie", a expliqué Michel Marcus, mettant en lumière l’importance de cet hommage dans le village de sa jeunesse.
Cette plaque au hameau natal de François Marty symbolise son sacrifice. Elle rappelle qu'il a été "fusillé pour avoir fraternellement aidé les Résistants", un message gravé sur une autre plaque située sur les murs des anciennes maisons d'arrêt Saint-Paul Saint-Joseph à Lyon. Ce dernier, un ardent défenseur des droits humains, a également donné son nom à un jardin à Lyon, où sa mémoire perdure. La cérémonie de ce 8 mai met en avant un homme de foi, non seulement en Dieu, mais également dans l'humanité et la liberté. Les citoyens de Beynat continuent de se souvenir et de s'inspirer de son engagement exemplaire.







