Le projet de musée dédié à la résistance, situé à Châteauroux dans l'Indre, avance à grands pas. Le 10 avril, une subvention de 140.000 euros a été accordée par le Conseil Départemental, s'ajoutant aux soutiens de la Région et de la Métropole. Pendant ce temps, le comité scientifique du musée s'active à enrichir les futures collections.
Ce projet, longtemps en gestation, pourrait enfin prendre forme dans les années à venir. Michel Fouassier, secrétaire général de l'association des amis du centre, confie : "Nous avions envisagé l'espace Mendès France pour y implanter le musée, mais un bâtiment situé sur le site Balsan a finalement été retenu". Ce changement nécessite une nouvelle approche de la muséographie, dont le financement sera partiellement assuré par l'aide du Département.
La genèse de ce musée est soutenue par des financements divers, incluant ceux de la Région, de la Métropole et du ministère des Armées. Jean-Louis Laubry, historien et membre du conseil scientifique, exprime son enthousiasme : "Ce centre aura une portée départementale. Nous avons des représentants de tout le territoire, ce qui est crucial pour le rayonnement du musée".
Une collection unique pourrait revenir à Châteauroux
Les discussions autour du projet sont en bonne voie, et le conseil scientifique, présidé par Thomas Fontaine, spécialiste de la déportation, envisage le retour de l'ancienne collection du musée des trois guerres de Diors. Ce musée, fermé depuis plus de 30 ans, renfermait près de 30.000 objets liés aux conflits mondiaux. Michel Fouassier explique : "À la mort du propriétaire, les héritiers ont choisi de ne pas conserver le musée. La collection a été reprise par le Département de la Meuse, qui pourrait désormais accepter un dépôt de certains objets pour notre musée".
Jean-Louis Laubry ajoute : "Nous attendons la validation du conseil départemental de la Meuse. Si cela se concrétise, cela enrichira considérablement notre fonds". Ce projet retrace l'importance de la résistance dans l'Indre, un département qui a joué un rôle clé durant la Seconde Guerre mondiale.
Un témoignage visuel exceptionnel
Parmi les pièces maîtresses du musée se trouve un film réalisé par une infirmière du camp de Douadic, une œuvre inédite d'environ sept à huit minutes. Cette période est marquée par des tragédies humaines, comme le rappelle Jean-Louis Laubry : "Des personnes juives, venues du nord, ont été raflées et emmenées au camp de Douadic avant d'être déportées dans des camps de la mort".
Le centre d'histoire et de mémoire de la résistance et de la déportation devrait voir le jour dans un délai de trois ans, offrant ainsi une ressource précieuse pour la mémoire collective de la région.







