L'entreprise Fertiroc, située à Villing, a déjà épuisé ses stocks d'engrais naturels pour 2026. La flambée des prix des engrais chimiques, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient, incite de nombreux agriculteurs à privilégier des alternatives plus abordables.
Dans une affaire marquante près de Metz, une préparatrice de commandes d'Amazon a remporté un combat judiciaire après avoir été licenciée pour faute grave après avoir participé à une grève nationale le 2 octobre, contre le budget d'austérité 2026. Soutenue par l'Union locale de la CGT, elle a récemment vu les prud'hommes de Metz juger son licenciement illégal, ordonnant sa réintégration immédiate.
« C'était ma première grève », confie cette salariée qui préfère garder l'anonymat. « Après avoir informé les ressources humaines, j'ai reçu un appel en décembre, sans même savoir d'où ça venait, et j'ai été informée de mon licenciement pour grève. »
Un licenciement contesté
Amazon a justifié le licenciement de la salariée par le fait qu'elle n'avait pas clairifié les raisons de sa grève dans le système interne de l'entreprise. Un représentant syndical de la CGT a réagi en déclarant : « Elle était dans son droit d'agir car c'était un mouvement national ; aucun détail n'avait besoin d'être donné. »
Ce cas n'est pas isolé, selon le syndicaliste. Il souligne que le logiciel utilisé par Amazon pour gérer les absences crée de nombreux problèmes, conduisant à des licenciements injustes dans le cadre d’affiliations internes souvent ambiguës. « Beaucoup de salariés réagissent avec une peur légitime de défier un grand groupe. Ils pensent que leur combat est vain », a-t-il ajouté.
Une lutte pour ses droits
La salariée, dans sa détermination, a engagé une procédure aux prud'hommes. Elle a déclaré : « J’ai tenté de régler le problème amiablement, mais cela n’a pas fonctionné. Si le tribunal a décidé en ma faveur, c'est que j'avais raison et je suis fière de ma lutte. » Amazon a été ordonné de lui verser ses salaires et de la réintégrer. Toutefois, elle vit aujourd'hui les retombées de ce combat : « Je me retrouve maintenant dans un poste de jour et je perds entre 500 et 600 euros par mois en prime de nuit, ce qui est conséquent lorsque l'on a des enfants à charge. »
De l'avis de la CGT, Amazon a appliqué des règles d'ancienneté de contrat en matière de travail de nuit hautement discutables. L'entreprise a déclaré avoir pris note de la décision judiciaire et être en train de réintégrer la salariée, tout en réaffirmant son respect pour le droit de grève.







