Le moment clé approche. La décision de la cour d'appel de Paris est attendue le 7 juillet dans le cadre du procès en appel de Marine Le Pen au sujet de l'affaire des assistants d'eurodéputés du RN. Le parquet général a requis une peine de cinq ans d'inéligibilité, quatre ans de prison dont trois avec sursis, et une amende de 100 000 euros.
Invitée sur RTL le 13 mai, Marine Le Pen a précisé: "J’ai dit que, si la justice m’empêchait, je ne serai pas candidate". Cependant, ajoutant une nuance, elle a déclaré: "Mais si elle est condamnée à une peine avec sursis, alors bien sûr que je serais candidate, j'utiliserais tous les moyens nécessaires pour me défendre".
En effet, elle a été condamnée en première instance à quatre années de prison, dont deux fermes, et à 100 000 euros d'amende, accompagnées de cinq ans d'inéligibilité.
Les juges l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 pour capter les enveloppes destinées à la rémunération de ses assistants, perçues du Parlement européen. Cette affaire, qui a suscité de nombreux débats, est primordiale pour ses ambitions politiques futures.
Le RN à l'aube d'une nouvelle ère?
Si Marine Le Pen devait se voir en position d'inéligibilité, son successeur pourrait être Jordan Bardella, président actuel du RN. Marine Le Pen a déclaré se sentir en phase avec lui sur de nombreux projets destinés à la population française. Un récent sondage Ipsos-BVA et l'école d'ingénieurs Cesi, publié par La Tribune Dimanche, a révélé que 34% des électeurs seraient satisfaits si Bardella devenait président, contre 32% pour Le Pen.
Le suspense reste entier alors que l'élection présidentielle approche et que les deux figures du RN continuent de dominer les cotes de satisfaction, dépassant même l'ex-Premier ministre Édouard Philippe dont la popularité est évaluée à 26%.







