Lors d'une conférence de presse à Arcueil, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a dévoilé ses ambitions pour le baccalauréat, marquées par un durcissement des consignes sur l'orthographe et une lutte renforcée contre la fraude, annoncée en hausse de 30 % l'année précédente.
« Obtenir le baccalauréat doit être un gage de maîtrise de la langue », a expliqué Geffray. Bien qu'il refuse de qualifier les jurys de laxistes, il a reconnu des consignes fluctuantes concernant la langue ces dernières années, une situation qu'il qualifie désormais d'insatisfaisante.
Un avenir incertain pour le taux de réussite
Pour l’édition 2026, le ministre a promis des nouvelles directives à l’échelle nationale, impliquant des commissions d’harmonisation dans toutes les disciplines. L'objectif n'est pas d'accorder des points mécaniques, mais d'évaluer la qualité générale des copies.
Le baccalauréat général et technologique débutera le 15 juin avec l'épreuve de philosophie. Les épreuves anticipées, quant à elles, se dérouleront les 11 et 12 juin. Malgré les résultats encourageants de l’an dernier, avec un taux de réussite de 91,8 %, Geffray a averti que toute baisse pourrait simplement refléter une réalité plus authentique des niveaux des candidats.
Par ailleurs, il a indiqué qu'aucun repêchage ne serait accordé pour ceux ayant obtenu moins de 8/20.
Sophie Venetitay, secrétaire générale du Snes-FSU, se montre critique : « S'inquiéter de la maîtrise de la langue à un mois de l'épreuve, c'est une illusion », a-t-elle déclaré.
Vers un âge minimum pour le baccalauréat
Geffray a aussi évoqué la nécessité d'établir un âge plancher pour se présenter à l'examen, questionnant la pertinence d'inscrire des enfants de moins de 10 ans. « Inscrire son enfant au bac à huit ou dix ans, n’est probablement pas la meilleure chose à faire », a-t-il affirmé.
En parallèle, des mesures de sécurité seront mises en place pour lutter contre la fraude, avec des détecteurs de smartphones dans les centres d'examen. En cas de fraude, des sanctions sévères seront appliquées, y compris l'annulation d'épreuves.
Pour cette année, plus de 727 000 candidats participeront à l'examen du bac, dont 529 876 pour les épreuves anticipées. Le débat sur les nouvelles règles et exigences du bac révèle les tensions croissantes dans le système éducatif français.







