La session 2026 du baccalauréat promet d'être plus stricte avec l'introduction de nouvelles règles concernant l'orthographe et la lutte contre la fraude. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a expliqué que ces mesures visaient à refléter une réelle maîtrise de la langue. "La réussite au baccalauréat doit signifier un certain standard de qualité linguistique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Arcueil, soulignant l’importance d’une évaluation rigoureuse.
Une baisse du taux de réussite cette année ?
Pour l'examen de 2026, des directives uniformisées seront mises en place au niveau national. Les jurys et commissions d'harmonisation se concentreront sur la qualité globale des copies, et non sur une simple addition de points. Les épreuves débuteront le 15 juin avec la philosophie, suivies de sessions anticipées en français et en mathématiques, prévues pour les 11 et 12 juin. Si une diminution du taux de réussite, actuellement à 91,8 %, se confirme, cela ne serait qu'un reflet des véritables niveaux d'excellence des étudiants, a indiqué Geffray.
Lutte contre la fraude
Parallèlement, le ministre a annoncé une intensification de la lutte contre la fraude, ayant enregistré une hausse de 30 % des cas l'an dernier. Pour contrer ce phénomène, des dispositifs de détection de smartphones et montres connectées seront introduits dans les centres d’examen. À ce jour, 727 327 candidats sont attendus pour passer leurs épreuves, avec la possibilité d'annulation en cas de tricherie avérée.
Vers un âge plancher ?
Édouard Geffray a également soulevé l'idée d'instaurer un âge minimum pour pouvoir se présenter au baccalauréat, après avoir constaté qu'un candidat avait moins de 10 ans. "Il est nécessaire de réfléchir à l'impact de précoces inscriptions", a-t-il affirmé, tout en admettant qu'aucune règle n'encadrait les inscriptions actuelles. En 2025, un candidat avait seulement huit ans, une situation jugée peu souhaitable par le ministre.







