Le secrétaire d’État britannique au Commerce, Chris Bryant, a partagé son souhait de voir le Royaume-Uni rejoindre à nouveau l’Union européenne « de son vivant », près d’une décennie après le référendum qui a profondément divisé la nation.
Se disant « complètement abattu » par le résultat du vote de 2016, Bryant a participé à des discussions au Parlement européen à Strasbourg, où il a évoqué l'impact négatif du Brexit sur l'économie britannique. Il a souligné : « Le Brexit a causé d’énormes problèmes à notre pays », et il espère un avenir où les Britanniques pourraient être « pleinement et solidement » réintégrés à l'UE.
L’avenir du Royaume-Uni se trouve en Europe
À 64 ans, Bryant, fervent soutien du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, se remémore avec tristesse la soirée du vote sur le Brexit, affirmant : « Mon cœur s’est brisé ce soir-là ». Son appel à une réintégration s’inscrit dans un contexte où, en 2024, le Parti travailliste de Keir Starmer a pris le pouvoir mais sans revenir aux modalités originelles de l'UE, traçant des lignes rouges claires.
Keir Starmer, tel qu’indiqué dans les médias, notamment Le Parisien, a été affaibli après une récente défaite électorale, ce qui a ouvert la voie à d’autres voix au sein du Parti travailliste. L'ex-ministre de la Santé Wes Streeting, dans une déclaration audacieuse, a également plaidé pour une « nouvelle relation spéciale » avec l’UE, qualifiant le Brexit d’« erreur catastrophique ».
Ce débat ressurgissant s’ajoute à un climat politique difficile, avec la montée du parti anti-immigration Reform UK, dirigé par l’ex-résistant Nigel Farage. Une question de fond se pose : comment garantir l’avenir économique du Royaume-Uni sans un rapprochement avec l’Europe ?
But contre notre camp
Chris Bryant a souligné qu’environ 16 000 entreprises britanniques avaient cessé d’exporter vers l’Europe suite aux changements provoqués par le Brexit, qualifiant cela de « but tiré contre notre propre camp ». Il reste toutefois prudent sur une réintégration rapide, affirmant : « Nous ne le ferons pas cet été. »
Malgré les défis, il reste confié que tout futur gouvernement travailliste, qu'il soit dirigé par Starmer ou une autre personnalité, envisagera une relation plus proche avec l’UE. Alors que le Royaume-Uni diversifie ses partenariats commerciaux à travers le monde, une part significative de ses échanges demeure orientée vers l’Europe.
À l’été prochain, le Royaume-Uni et l’UE organiseront un second sommet bilatéral, après un premier qui a débouché sur un accord pour une coopération accrue en matière de défense et une facilitation du commerce des denrées alimentaires.







