Dès le 26 mai, la basilique Saint-Remi bénéficiera d'un chantier d'urgence visant à stabiliser sa toiture, un soulagement pour les passionnés du patrimoine rémois et pour les événements programmés.
Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a annoncé ce projet qui doit commencer le 26 mai, avec une date de fin prévue pour le 12 juin, après une rencontre sur le parvis du monument. Ce chantier rassure quant à la tenue des événements estivaux, comme le concert d’ouverture des Flâneries Musicales fixé au 18 juin et les représentations de « L’Odyssée Céleste » de Luminiscence, attendues du 15 juin.
Depuis le 30 avril, l'accès à l'édifice est restreint par mesure de sécurité, en raison d'un glissement des plaques de plomb similaire à celui observé sur la cathédrale Notre-Dame de Reims. La ville mobilise une équipe de cordistes pour assurer la stabilisation de la structure, en utilisant une grue tout au long du chantier.
"Des barres en inox seront fixées à travers les plaques de plomb, et nous traiterons l'affaissement de la zone de faîtage", a expliqué Arnaud Robinet. Fin avril, une béance de 50 à 60 centimètres avait été relevée, soulignant l'urgence d'une intervention.
Un chantier titanesque à venir
Les travaux d’urgence, estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros, sont entièrement couverts par la Ville. "Sécuriser la basilique est notre priorité, j'espère que cela incitera une prise de conscience pour un financement global de l'État", a-t-il ajouté. Si l'urgence est de rendre le site sécurisé avant le 12 juin, la pérennisation de la basilique revêt un enjeu à long terme.
La municipalité, engagée depuis 2016, a déjà effectué plusieurs interventions et élaboré un dossier scientifique sur les priorités de réparation. Cependant, des travaux bien plus ambitieux sont à prévoir. "Nous allons actualiser ce dossier technique pour estimer le coût global, un chantier potentiel pourrait démarrer à mi-mandat et s'étendre sur une décennie", précise le maire. Les prévisions évoquent une enveloppe de plus de 60 millions d'euros, incluant la rénovation complète des vitraux.
Pour soutenir ce projet ambitieux, l'État et la Ville devront s'associer tout en envisageant une souscription publique. Un mécénat national sera lancé pour permettre aux Rémois et aux Français de contribuer à la préservation de ce monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.







