Vendredi soir, la finale tant attendue de la Coupe de France a eu lieu au Stade de France, illuminée par la victoire du RC Lens contre l'OGC Nice, avec un score de 3-1. L'événement a été supervisé par un impressionnant dispositif de sécurité, après une veille marquée par des tensions entre supporters.
Le jour précédent, plusieurs incidents avaient éclaté à Paris, impliquant des ultras niçois, qui ont causé six blessés, dont un gravement atteint. À deux heures du coup d'envoi, la police a interpellé huit personnes aux abords du stade, mais selon une source proche, les arrivées des groupes de supporters se sont déroulées sans d'autres accrocs.
Au coup de sifflet final, les forces de l'ordre n'ont fait état d'aucun incident majeur. Les spectateurs, sortant du stade, ont adopté une attitude calme, comme l'a observé un journaliste de l'AFP.
La veille, un rassemblement de supporters niçois dans le Xe arrondissement a dégénéré en rixe, obligeant le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à confirmer qu'il s'agissait d'affrontements entre groupes ultras, probablement assistés par des fans de Nancy.
Les autorités ont placé 65 individus en garde à vue pour participation à un groupement formant des violences, parmi lesquels quatre étaient des mineurs. De plus, des armes de fortune, telles que des gants coqués et des couteaux, ont été retrouvées sur les lieux des affrontements, attisant les craintes concernant la sécurité.
Des vidéos sur les réseaux sociaux ont témoigné d'attaques violentes contre des commerces locaux, comme le bar L'Atmosphère, où les clients ont dû se cacher sous les tables durant l'assaut.
Une habitante témoigne : "J'ai entendu des cris de guerre. C'était terrifiant." Enzo, serveur au bar, a également partagé des détails de ce chaos, affirmant que ces individus ne semblaient intéressés que par la destruction.
Les réactions des autorités locales sont immédiates. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a condamné ces incidents, affirmant que la ville n'accepterait pas la violence liée aux extrêmes. La ministre des Sports a qualifié ces actes de honte pour l'image du football français. La Fédération française de football a également souligné que ces comportements allaient à l'encontre des valeurs du sport.
L'OGC Nice, par la voix de ses dirigeants, a précisé que ces comportements étaient inacceptables, et que les événements sportifs devraient toujours se dérouler dans un climat de respect et de convivialité.
La finale, classée à risque en raison de rivalités historiques entre Nice et le PSG, a mis en évidence la nécessité d'une sécurité renforcée, avec plus de 2 200 policiers et gendarmes mobilisés. Des contrôles stratégiques se sont également tenus dans plusieurs gares importantes le jour du match, résultant en plusieurs interpellations.
Avec cette victoire, le RC Lens a écrit une nouvelle page de son histoire, remportant la première Coupe de France de son histoire, alors que Nice se prépare à des barrages décisifs pour maintenir sa place en Ligue 1.







