Le 22 mai, à leur retour à Paris, plusieurs militants pro-palestiniens français de la "flottille pour Gaza", capturés en Méditerranée et expulsés vers la Turquie, ont partagé des expériences choquantes. Ils ont dénoncé des actes de violence, d'attouchements et d'humiliation de la part des forces israéliennes.
À l'aéroport Charles-de-Gaulle, entourés de soutiens scandant "Et vive la lutte du peuple palestinien", huit Français sont revenus de ce périple. Meriem Hadjal, une militante de 38 ans, a déclaré : "On nous a fait passer un par un dans un conteneur noir, j'ai subi des attouchements."
"J'ai pris des grosses claques assourdissantes"
Mercredi, bien que choc émotionnel ait été présent, elle a révélé : "Sur le bateau qui nous a transférés en Israël, un soldat a commencé à m'effleurer, puis j'ai reçu des claques au visage."
Ashdod a été le théâtre de violences diverses. "On a eu affaire à la police de Ben Gvir, extrêmement violente et déshumanisante," a poursuivi l’aide-soignante en mentionnant le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dont les actions avaient déjà suscité une indignation internationale.
Adrien Bertel, 33 ans, a évoqué des agressions physiques et humoristiques : "J'avais du vernis, ils ont immédiatement insinué que j'étais gay, ajoutant un niveau de violence homophobe," a-t-il raconté. Yasmine Scola, 29 ans, a décrit des traitements dégradants, passant 36 heures menottée, y compris pour aller aux toilettes, ce qui a créé une atmosphère de torture psychologique.
En réponse aux accusations de violences, l'administration pénitentiaire israélienne a qualifié ces affirmations de "fausses". Les militants de la "Global Sumud Flotilla," comptant près de 430 personnes, étaient motivés pour attirer l'attention sur la crise humanitaire à Gaza, exacerbée par un blocus maritime israélien persistant.
Ces témoignages révèlent les défis auxquels ces militants ont fait face, augmentant les appels à une réévaluation des politiques israéliennes vis-à-vis des droits de l'homme. Cette situation largement rapportée par des médias tels que France 24 et Le Monde a soulevé des questionnements sur l'humanitaire en milieu de conflit.







