Fleury-Mérogis, la plus grande prison d'Europe, prépare une évolution significative de son infrastructure. Une nouvelle salle de procès, prévue pour 2027, sera construite sur le site même de l'établissement pénitentiaire, dans le but avoué de limiter les transferts de détenus et de sécuriser les audiences liées à la criminalité organisée.
D'après les informations fournies par la Chancellerie, ce projet s’inspire des modèles utilisés en Italie, réputés pour leur efficacité face aux gangen de la mafia. En effet, cette salle devrait permettre un traitement plus direct des affaires criminelles, réduisant ainsi les risques d'évadeurs lors des déplacements de prisonniers. Le plan s'inscrit dans une initiative plus large : les quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), destinés aux détenus les plus problématiques, déjà en place dans plusieurs prisons françaises, comme à Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil.
« L'établissement d'une telle salle d'audience est une avancée considérable, souligne un expert en systèmes judiciaires. Elle permettra de réunir les procès des criminels dans un cadre sécurisé, limitant les interactions potentiellement dangereuses. » Ces réductions de transferts visent à diminuer les incidents notables, tels que celui tragique de Mohamed Amra, dont l'évasion a coûté la vie à deux agents pénitentiaires en 2024.
En outre, cette salle devrait être complétée par une seconde dans un avenir plus lointain, sur le modèle des infrastructures construites à Paris pour les grands procès antiterroristes. « Ce n’est qu’une question de temps avant que cet aménagement ne devienne la norme, renchérit un avocat pénaliste. La sécurité doit primer pour assurer le bon fonctionnement de notre justice. »
Qu'en est-il de l'impact sur le système judiciaire global ? Des analystes estiment que cette initiative pourrait également alléger le fardeau des tribunaux en centralisant certains cas sensibles, offrant ainsi une meilleure utilisation des ressources judiciaires.







