La question de la baignabilité de la Garonne suscite de vives discussions à Toulouse. Morgan Nietto, journaliste et administrateur de la page Météo09, a partagé ses préoccupations lors de son intervention sur ICI Occitanie. Il souligne une montée de la défiance face à la crise climatique, exacerbée par des vagues de chaleur récurrentes.
Le 27 mai 2023, la mairie a dévoilé son calendrier d'ouverture pour les piscines estivales, un plan de 30 millions d'euros qui est jugé insuffisant par l'opposition municipale. Agathe Roby, co-présidente du groupe Demain Toulouse, a exprimé son mécontentement lors de son passage sur ICI Matin, indiquant : "Ce plan est largement en deçà des attentes. Pour comparaison, Strasbourg investit 100 millions d'euros sur dix ans pour des infrastructures similaires, avec une population comparable à celle de Toulouse."
En revanche, le maire Jean-Luc Moudenc a inauguré un nouveau bassin nordique de 50 mètres à la piscine Toulouse-Lautrec, une opération saluée, mais dont l'ouverture n'est prévue qu'à l'été 2027. Parallèlement, la modernisation de la piscine Chapou est à l'ordre du jour.
Des besoins en infrastructures aquatiques à répondre
Agathe Roby a souligné que ces installations sont souvent perçues comme trop orientées vers l'élite, laissant sur le carreau ceux qui n'ont pas accès à des équipements de natation. Selon elle, il est crucial de rendre ces espaces aquatiques accessibles pour toutes les familles, d’autant que "un Français sur sept ne sait pas nager".
Elle a également exprimé ses inquiétudes concernant le projet de "Cité de la Natation" sur l'île du Ramier : "Il ne suffit pas d'investir dans des complexes réservés à quelques-uns ; une ville doit fournir des alternatives pour l'ensemble de sa population."
Roby a ainsi exhorté la mairie à relancer le projet de baignabilité de la Garonne. "Il y a deux ans, des études avaient été lancées, mais la situation est aujourd'hui floue. La mairie doit s'engager à ce que ses citoyens puissent profiter de la baignade sécurisée dans les rivières. La Garonne est dans un état comparable à celui de la Seine, et nous devons nous donner les moyens d'y parvenir d'ici cinq ans," a-t-elle ajouté.
Les discussions continuent, et alors que Toulouse aspire à transformer ses rivières en espaces de loisirs attrayants, la pression monte pour une action rapide et efficace qui pourrait changer la perception de la ville vis-à-vis de ses ressources aquatiques.







