Le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes maintient sa mobilisation tous les quinze jours devant l'hôpital Manchester à Charleville-Mézières. Ce collectif lutte pour une 'prise en charge plus humaine' des patients aux urgences.
Des heures d'attente dans la voiture, ou dans la rue
Les membres du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes se retrouvent régulièrement pour plaider en faveur de meilleures conditions pour les patients aux urgences. Parmi leurs revendications figure la création d'une véritable salle d'attente pour les accompagnants, faute de laquelle ils doivent souvent attendre dehors ou dans leur voiture. Michèle Leflon, présidente du comité, précise : 'Quand ils amènent une personne et qu'ils ne savent pas si elle va être hospitalisée ou non, ils ne rentrent pas chez eux.' Il est à noter que la salle d'attente a disparu depuis 2020, période marquée par la pandémie de COVID-19, et que les travaux pour sa réhabilitation n'ont toujours pas débuté, malgré une promesse d'achèvement 'avant l'été'.
Michèle Leflon dénonce également les conditions inhumaines d'attente : 'Ils patientent pendant des heures dans la rue ou leur voiture, quelles que soient les conditions climatiques'. De nombreux récits alarmants de patients soutiennent leur cause, comme celui d'une femme avec une grave allergie qui a dû laisser sa fille de quatorze ans à l'extérieur en attendant son tour.
La possibilité d'accompagner ses proches auprès des médecins
Une autre exigence clé du collectif concerne le protocole d'accompagnement des patients. À l'heure actuelle, aucun proche ne peut accompagner un malade lors de sa prise en charge urgente, ce qui engendre des situations délicates. Michèle Leflon illustre son propos : 'Une personne qui accompagnait sa mère, ne parlant pas français, n'a pas pu entrer en consultation avec elle, obligeant le médecin à communiquer par gestes.' Le comité demande donc l'adoption d'un protocole clair permettant à certains accompagnants d'entrer, surtout dans des cas spécifiques de patients en fin de vie, en situation de handicap ou avec des difficultés d'expression.
Ces demandes visent à établir des pratiques plus humaines et à garantir que chaque patient reçoive l'attention nécessaire dans des moments critiques, un point soutenu par divers experts dans le domaine de la santé. Les membres du collectif continuent de rassembler des témoignages pour renforcer leur plaidoyer et sensibiliser l'opinion publique sur l'importance d'une prise en charge adéquate aux urgences.







