Le mercredi 27 mai, l'Ehpad Notre-Dame du Bon Repos a accueilli Camille Galliard-Minier, ministre déléguée en charge de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Durant cette journée marquée par la chaleur estivale, les soignants ont démontré leur savoir-faire face aux conditions climatiques difficiles.
Les aides à domicile, profession souvent fragilisée par l'augmentation des coûts de déplacement due à la fluctuation des prix du carburant, vont bénéficier d'un tournant majeur. À compter de la fin mai, 25 d'entre elles de l'ADAPA (Association Départementale d’Aide aux Personnes) en Meurthe-et-Moselle auront la possibilité d'utiliser un véhicule électrique attribué par leur association, leur permettant ainsi de réduire leur dépendance à leur véhicule personnel.
Sophie, aide à domicile depuis 20 ans, se réjouit de cette initiative. "Je viens de recevoir mon SUV électrique, et j'ai déjà ressenti la différence, surtout après avoir payé 130 € pour faire le plein d'essence récemment", explique-t-elle. "Cela va vraiment alléger notre quotidien".
Le système mis en place permet aux aides à domicile de contribuer à leurs frais de fonctionnement par un prélèvement de moins de 100 € par mois, les frais d'entretien et de pneus étant pris en charge par l'association. Ainsi, seuls les frais d'électricité seront à leur charge, avec une autonomie d'environ 400 kilomètres par véhicule.
Sophie mentionne également, "Nous avons fait installer une prise dédiée à la maison pour recharger la voiture durant les heures creuses, afin d’économiser au maximum". Ce changement est non seulement économique, mais également écologique, incitant une transition vers des pratiques de transport plus durables.
Un moyen de fidéliser les salariées dans un milieu concurrentiel
L’ADAPA s'occupe de plus de 300 aides à domicile et rembourse actuellement 0,43 € par kilomètre. Avec l'augmentation des prix de l'énergie, une majoration a été mise en place : 0,03 € de plus par kilomètre. "Pour ces 25 aides, cela leur permet de ne pas utiliser leur véhicule personnel", précise Adrien Husson, directeur de l’ADAPA 54.
Cette initiative, financée en partie par des subventions du Conseil départemental, vise à attirer et retenir les professionnels dans un secteur où la pénurie de main-d'œuvre se fait ressentir. "Nous sommes actuellement à la recherche de 22 à 23 aides à domicile. Il est donc crucial d'améliorer nos conditions de travail pour conserver notre personnel au sein de l'association", conclut-il. Cette transformation vers l'électrique est plus qu'une simple réduction des coûts : elle représente un engagement en faveur de l'environnement et du bien-être des salariés.







