Dans le Val d'Argent, une initiative de dépistage du plomb et de l'arsenic vient d'être lancée. Avec le soutien de la préfecture du Haut-Rhin et de l'ARS, cette campagne gratuite s'adresse aux enfants de moins de 18 ans, ainsi qu'aux femmes enceintes et allaitantes, touchant ainsi environ 1.600 résidents. Des courriers informatifs seront envoyés à la fin de la semaine.
1.600 personnes concernées, résidant dans 4 communes
Les communes de Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc sont directement impliquées dans ce dépistage. Les lettres envoyées incluront des bons pour la réalisation des tests.
Le but de cette campagne est d'évaluer l'exposition des participants aux métaux lourds présents dans certains terrains de la vallée. Cela permettra également de mettre en place des suivis si nécessaire, afin de réduire les risques pour la santé des personnes touchées. Les tests incluent une prise de sang pour détecter le plomb et une analyse d'urine pour l'arsenic.
Augustin Cellard, secrétaire général de la préfecture, a souligné l'importance de cette campagne : "C'est essentiel pour la connaissance et la santé de chacun. Nous devons mesurer et certainement réduire les risques liés au saturnisme et à l'arsenic, même si, à ce jour, aucune épidémie n'a été relevée dans la population du Val d'Argent."
Une campagne qui s'étendra jusqu'à novembre
La campagne de dépistage débutera fin de semaine et se prolongera jusqu'au 30 novembre. "Nous savons que les gens ne se précipitent pas toujours vers les laboratoires. Nous préférons avoir un maximum de participants, même si rien n'est obligatoire. Les vacances scolaires approchent, ce qui nous donne un bon laps de temps pour dépister un grand nombre de personnes," a ajouté Augustin Cellard.
Des sols potentiellement contaminés
Certaines zones du Val d'Argent restent susceptibles de contenir du plomb et de l'arsenic, conséquence des anciennes activités minières qui ont eu lieu ici depuis le VIIe siècle jusqu'en 1940. Bien que des travaux de remblaiement aient dispersé ces métaux, tous les secteurs ne présentent pas les mêmes niveaux de concentration.
Actuellement, la préfecture du Haut-Rhin rassure : "Nous n'avons pas constaté de problèmes sanitaires dans la population, et il n'y a aucun indice indiquant des risques particuliers associées à cette contamination," a tempéré Augustin Cellard, incitant ainsi les habitants à participer à cette précieuse campagne.







