situé au sud de Guéret, le plan d'eau de Saint-Dizier-Masbaraud vit une mutation significative depuis quatre ans. Ces travaux ont été initiés pour répondre à des impératifs environnementaux, essentiels pour la préservation de la biodiversité locale. Bastien Petit-Coulaud, le nouveau maire élu en mars, souligne : "L'étang rejoignait la rivière de la Leyrenne et empêchait la remontée des poissons".
Comme partie intégrante de ce projet, une digue de plus de 15 mètres a été construite pour séparer ces deux milieux aquatiques. Cependant, cette transformation a apporté son lot de changements : "Il n'est plus possible de se baigner ou de naviguer dans le plan d'eau, et l'ancienne plage a disparu", confie le maire. Cela marque une transition vers un espace principalement dédié à la faune et à la flore locales.
Le maire souhaite tirer parti de cette évolution pour créer "un espace de loisirs et de convivialité". Le projet futur prévoit l'implantation de zones naturelles, fruitières, ainsi qu'un jardin botanique, offrant ainsi une grande diversité visuelle aux visiteurs. L'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est également envisagée dans les aménagements.
Les passionnés de pêche pourront également s'adonner à leur loisir dans un étang de 50 000 m², moyennant un permis. L'objectif est clair : attirer les touristes et renforcer l'attrait de la commune. Pierre, un habitant de Bourganeuf, témoigne : "C'est un endroit très agréable, idéal pour une promenade d'une trentaine de minutes. On y croise de nombreux joggeurs".
Ce projet emblématique a bénéficié de subventions de l'État et de l'Union Européenne, avec un coût total avoisinant les 1,8 millions d'euros, selon les chiffres avancés par le maire. Avec de tels investissements, Saint-Dizier-Masbaraud se tourne résolument vers l'avenir, en préservant sa nature tout en développant son tourisme.







