Des représentants de divers syndicats, dont la CGT et FO, se sont réunis pour dénoncer les dysfonctionnements généralisés dans plusieurs établissements gérés par l'Adgessa. Leur focalisation se porte sur l'Ehpad Notre-Dame-de-Bonne-Espérance à Bordeaux, où le climat de travail est devenu insupportable.
Sous le drapeau de la souffrance au travail, les délégués syndicaux évoquent un tourbillon de déceptions et une détresse palpable. Fatima Diallo, déléguée du personnel, confie : "Je suis sous antidépresseurs depuis plusieurs mois. La pression est telle que j’ai des pics d’hypertension quotidiens. Cependant, je ne veux pas abandonner mon travail." Cette situation tragique est symptomatique d’un malaise plus profond. Eduard Ramos, délégué FO, évoque également des incidents où les employés sont encouragés à se retourner les uns contre les autres, renforçant la toxicité de l'environnement de travail.
Les accusations portent également sur des procédures engagées à l’encontre de représentants syndicaux, remettant en question le respect du dialogue social. Lors d'un récent entretien à l’Agence régionale de santé, les syndicats ont exprimé leurs préoccupations face à l'absence d'écoute de la direction.
Un climat délétère en pleine effervescence
L’Ehpad de Bordeaux a enregistré un nombre alarmant de démissions et de signalements d’événements indésirables. Selon Édith Estay, ancienne directrice intérimaire de l’établissement : "Je n'ai jamais observé un fonctionnement aussi chaotique." Elle clarifie que des décisions cruciales étaient prises sans son accord, dénonçant un manque de transparence.»
Le directeur de l'Adgessa, Sébastien Dumoulin, a refusé de commenter les allégations, les qualifiant de diffamatoires. Cependant, un rapport d'expertise commandé pour évaluer les risques psychosociaux souligne la présence de tensions chroniques et recommande l’intervention d’un médiateur externe.
L’ampleur de la situation est telle que le cabinet Sesame, engagé pour analyser ces problématiques, a signalé l'existence d'une crise systémique, dépassant le simple cadre des conflits individuels. Pour les syndicats, il est impératif d'agir rapidement afin de rétablir un climat de confiance et de respect mutuel au sein de l’établissement.







