Deux jours après la disparition tragique de Lyhanna, Jérôme Barella, le suspect principal, a été incriminé pour enlèvement et séquestration. Suite à son audition par les magistrats instructeurs du parquet d’Agen le 15 juin, et en tenant compte des conclusions de l'autopsie de la fillette, sa mise en examen a été étendue pour inclure des chefs de meurtre sur une mineure de moins de 15 ans, ainsi que viol et viol sur mineure. Ce développement alarmant a fait grimper la tension autour de l'affaire.
Lyhanna, âgée de seulement 11 ans, a été retrouvée sans vie dans un silo agricole désaffecté le 4 juin dans le Gers. Selon les déclarations du procureur adjointe d'Agen, Barella, 41 ans, a été extrait de la prison de Mont-de-Marsan pour être entendu. Bien qu'il ait participé à l'audition, il a choisi, comme à plusieurs reprises précédemment, d'exercer son droit au silence.
Jérôme Barella a également été mis en examen pour des viols présumés sur une autre mineure, Rosa, dont la mère avait déposé plainte dès août 2025, révélant un schéma inquiétant d'abus. Selon des rapports, il a été suspecté de violer Rosa « une cinquantaine de fois », mais n'avait pas été interrogé sur cette affaire au moment de l'enquête sur Lyhanna.
Le silence pesant de Jérôme Barella
Cette interrogation menée à partir de 9h30 avait pour but de confronter Barella à de nouveaux éléments à charge. Face à ces accusations, il a une fois de plus fait silence. Interpellé immédiatement après la disparition de Lyhanna, Barella avait été entendu par un juge d'instruction le 1er juin, moment où il avait déjà gardé le silence. Les résultats de l'autopsie, révélés le 24 juin, avaient mené le procureur à exiger cette mise en examen pour meurtre et viol.
La convocation de mercredi fait suite à une perquisition effectuée le 6 juillet au domicile de Barella, orchestrée par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse. Les avocates de Barella ont choisi de ne faire aucun commentaire, préservant la confidentialité de leur client.
En réaction à cette affaire bouleversante, des milliers de personnes se sont rassemblées à travers la France, manifestant leur indignation devant les tribunaux et appelant à l’adoption d’une législation globale pour renforcer la protection des enfants. Le ministre de la Justice a depuis annoncé la réévaluation de 70 000 plaintes relatives à des violences sur mineurs, une réponse qui continue d'alimenter les débats sur l'efficacité du système judiciaire face à de telles tragédies.
Les mesures proposées incluent une priorisation de près d'un millier de dossiers pédocriminels, avec une attention particulière portée sur les affaires d'abus sexuels. Si le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a évoqué des sanctions, il a aussi rejeté la responsabilité sur le système judiciaire, soulevant des questions brûlantes sur les lacunes dans la protection des plus vulnérables.







