Le 16 juillet dernier, le gouvernement chinois a annoncé une interdiction des outils d'intelligence artificielle (IA) permettant aux utilisateurs de créer des "petits amis virtuels". Anthony Morel, dans son émission Culture IA sur Good Morning Business, a discuté des conséquences de cette décision sur les relations sociales et la dépendance affective envers ces figures numériques.
Cette régulation vise à lutter contre les effets pervers résultant de l'attachement émotionnel que les utilisateurs développent envers des personnalités générées par l'IA. Selon le rapport du Le Monde, des psychologues et sociologues commencent à s'alarmer des risques d'isolement et de dysfonctionnement relationnel chez les jeunes, amplifiés par la popularité de ces amis virtuels.
« Il est essentiel de créer des barrières pour protéger les plus vulnérables des effets de ces technologies sur leur santé mentale », a déclaré Camille Foucher, experte en psychologie numérique. Cette interdiction pourrait donc être perçue comme une initiative bénéfique pour rétablir un équilibre sain entre le monde numérique et le monde réel.
En outre, plusieurs études, comme celles réalisées par l'Insee, suggèrent que le lien entre les utilisateurs et leurs amis virtuels peut diminuer la capacité à établir des relations interpersonnelles authentiques. Ces résultats renforcent l'idée que la régulation est non seulement nécessaire mais urgente.
Malgré les critiques sur cette décision, d'autres pays pourraient s'inspirer de cette approche pour encadrer l'utilisation de l'IA. Avec l'évolution rapide de cette technologie, la ligne entre compagnon virtuel et ami réel semble plus floue que jamais, rendant ce débat social d'autant plus pertinent.







