Invitée du programme Apolline Matin sur RMC/BFM TV, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a partagé un constat préoccupant concernant l'aide de 100 euros destinée aux grands rouleurs. Moins de 40% des personnes éligibles pour cette aide ont effectivement formulé une demande.
Depuis son lancement fin mai, l'aide suscite un débat intense, notamment suite au rapport de Philippe Brun, député PS. Ce dernier critique le dispositif, le qualifiant d'inefficace en affirmant que le gouvernement a "arrosé du sable" sans réellement soutenir le pouvoir d'achat des Français. "Le montant est très insuffisant," a-t-il déclaré, notant également un taux de recours de 24%. Il reproche aux procédures complexes d'avoir découragé de nombreux bénéficiaires.
Maud Bregeon a défendu la politique du gouvernement arguant qu'un montant de 100 euros avait été apporté pour aider des secteurs essentiels tels que l'artisanat, la pêche et le BTP. Toutefois, en ce qui concerne le taux de recours, elle a reconnu que moins de 40% des personnes concernées avaient fait une demande, un chiffre qu'elle semble considérer comme décevant bien qu'elle souligne la nécessité d'une démarche proactive de la part des bénéficiaires.
"Je trouve que c’est extrêmement méprisant pour les plus de 1,1 million de Français qui ont touché l’aide. Ce rapport est à côté de la réalité," a-t-elle réagi, affirmant que l'aide a été effectivement distribuée à ceux en ayant besoin.
Maud Bregeon a également souligné les efforts plus limités de la France par rapport à d'autres pays européens comme l'Espagne, qui a injecté plus de 7 milliards d'euros pour soutenir sa population face à la flambée des prix de l'énergie. En revanche, la France n'a consacré que 1,2 milliard d'euros.
"Si l’Espagne a réussi à déployer ces aides, c'est grâce à sa gestion financière rigoureuse," a-t-elle ajouté, évoquant les réformes nécessaires pour soutenir les Français.
Face à la récente hausse des prix du carburant, qui a dépassé les 2 euros le litre, la ministre a tenu à rassurer les consommateurs, affirmant qu'il n'y a "pas de risque d'approvisionnement" malgré les tensions géopolitiques en cours. "Il est prématuré de parler de crise," a-t-elle tempéré, appelant à la prudence tout en cherchant à ramener le calme.
Alors que des millions de Français prennent la route des vacances, l'avenir du dispositif d'aide reste incertain, et sans annonce de nouvelles mesures, le gouvernement se retrouve sous pression. Les incitations à la prise de conscience et à l'action sont plus que jamais d'actualité.







