Les États-Unis ont lancé leur troisième nuit consécutive de frappes ciblées en Iran, marquant une escalade significative des hostilités. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, les forces américaines ont frappé des installations militaires dans le sud de l'Iran, notamment à Bouchehr et Bandar Abbas, selon un communiqué de CENTCOM sur X.
Ces frappes, qui ont duré environ cinq heures, visaient des systèmes de défense côtière, des infrastructures de drones et de missiles, ainsi que des équipements maritimes. Ces actions ont été confirmées par plusieurs agences, y compris l'agence iranienne Irna, qui a rapporté des explosions près de Bandar Abbas.
En réaction, les Gardiens de la Révolution iraniens ont mené une série d'opérations à Bahreïn, s'attaquant à une base américaine à Juffair, déclenchant des alertes au sein du royaume. Cette intensification des frappes s'inscrit dans un contexte déjà tendu, où des attaques de missiles iraniens ont été signalées contre des tankers Emiratis dans le détroit d'Ormuz, entraînant la mort d'un membre d'équipage indien.
Un nouveau blocus contre l’Iran
Malgré ces tensions militaires, Donald Trump, lors d'une conférence à la Maison Blanche, a suggéré qu'un accord avec l'Iran était toujours "possible". Toutefois, il a également annoncé la mise en place d'un blocus américain dans le détroit d'Ormuz, effective dès le mardi 14 juillet. Le président a indiqué que les États-Unis envisagent de prendre le contrôle du détroit, tout en instaurant une "rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons" transitant par cette voie maritime cruciale, une décision qui suscite des critiques sur la légalité internationale de pareilles mesures.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a rétorqué sur X, affirmant que "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours". Dans un retournement ironique, Trump a concédé que la rémunération "était évidemment trop", promettant d’être "équitable" dans l'application des péages.
Tensions qui propulsent les prix du pétrole
Les tensions militaires ont eu un impact immédiat sur les marchés, entraînant une flambée des prix du pétrole. Le prix du baril de Brent a enregistré une hausse de plus de 9 %, se chiffrant à environ 84,40 dollars dans les heures suivant l'annonce des frappes. Cette flambée des prix a été exacerbée par la reprise des combats après un cessez-le-feu temporaire observé en avril.
Les affrontements se sont intensifiés suivant des attaques contre des navires dans le détroit, provoquant la déclaration de Trump selon laquelle le cessez-le-feu été "terminé". La Maison Blanche a officiellement informé le Congrès de la reprise du conflit, affirmant que la situation nécessitait une attention accrue.
En réaction, Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a exprimé lors d'une conférence de presse que "le protocole d'accord est en crise", mais a défendu que l'Iran n'était jamais le premier à enfreindre ses engagements. Selon des rapports médiatiques, les récents bombardements ont touché des zones stratégiques, causant la mort d'au moins 25 personnes depuis le début des frappes.







