Depuis le dimanche 12 juillet, la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est victime d'un incendie d'une ampleur inhabituelle. Près de 2000 hectares ont déjà été réduits en cendres, et deux individus sont suspectés d'être à l'origine de ce sinistre, selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Ce drame écologique se déroule aux portes de Paris, comme l'indique le sous-préfet Yannis Bouzar, qui souligne que l'incendie, ayant débuté autour de 18 heures ce dimanche, a ravagé plus de 1900 hectares d'une forêt qui en compte 22000. C'est l'un des plus grands incendies que la moitié nord de la France ait connus ces vingt dernières années.
Les efforts des pompiers pour maîtriser ce feu colossal continuent, comme le révèle BFMTV. Mardi 14 juillet, 850 pompiers sont mobilisés au sol pour lutter contre les flammes, assistés par des Canadair et Dash arrivés du sud de la France. Pour la première fois en Île-de-France, cette assistance aérienne inclut également trois hélicoptères et un avion d'observation. Le commandant des opérations, Jean-Marc Sicard, informe qu'en une seule journée, 187 largages d'eau ont été effectués.
Une piste criminelle à explorer
L'incendie a obligé l'évacuation d'environ 900 habitants de la commune de Vaudoué. D'après le Parisien, aucun blessé n'est à déplorer. La gendarmerie s'interroge sur les causes de ce fléau, et n'exclut pas des actes criminels. Selon les autorités, plusieurs foyers ont été identifiés, dont des départs de feu aux abords de l'autoroute A6, qui a été fermée.
Plus tard, le ministre de l'Intérieur a déclaré sur France 2 que deux suspects ont été arrêtés pour leur implication présumée dans cet incendie dévastateur.
Des conséquences sur le trafic ferroviaire
Les effets destructeurs de cet incendie se font sentir au niveau ferroviaire. La ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon a subi d'importantes perturbations depuis dimanche après-midi, affectant pas moins de 130 trains, certains ayant accusé jusqu'à six heures de retard. Pour faire face à cette crise, la SNCF a activé le plan PEGASE pour aider les voyageurs en détresse. Au matin du 13 juillet, la situation était encore instable avec des retards de 30 à 40 minutes, témoigne BFMTV.
Côté route, les autoroutes A5 et A6 sont également touchées, car les flammes ont envahi le terre-plein, rendant la circulation impossible. L'A6 est complètement fermée, et des déviations sont mises en place pour les automobilistes.
Quand le fléau sera-t-il maîtrisé ?
La préfecture de Seine-et-Marne avertit qu'« le feu se propage encore » en raison de conditions climatiques défavorables, et qu'il pourrait falloir plusieurs jours, voire semaines, pour éteindre ce sinistre dévastateur. Les efforts des pompiers, couplés avec les éléments d'information provenant d'experts en incendie, laissent espérer qu'une meilleure gestion de la situation pourrait de toutes façons agir sur la durée de l'opération.







