“Ce qui aurait dû être une fête estivale joyeuse et dansante, rapporte le Toronto Star, s’est transformé dimanche [12 juillet] en une scène tragique délimitée par un ruban de police.” C’est dans ce contexte que deux personnes ont été abattues, menant à l’annulation de la seconde journée du festival Salsa on St. Clair, le plus grand événement latino du Canada.

Dans un week-end décrit comme “particulièrement violent”, le quotidien torontois précise que la veille, une fusillade a coûté la vie à un homme et blessé deux autres face à un complexe résidentiel à North York. Le bilan total est tragique : trois morts et onze blessés.

“Ce que nous sommes maintenant”

“Un week-end d’été à Toronto. Un week-end meurtrier à Toronto”, s’attriste Rosie DiManno, chroniqueuse pour le même journal. Elle souligne que même si ce tragique week-end est choquant, il ne représente pas un événement sans précédent pour la ville, qui a connu d’autres périodes difficiles, comme en août 2019 avec 17 blessés lors de plusieurs incidents.

DiManno conclut que Toronto est désormais “habituée aux coups de feu, devenue sourde au vacarme incessant de la violence.” Elle affirme qu’un retour à une époque d’innocence semble désormais inenvisageable.

D’après Edward Keenan, la ville fait face à des problèmes profonds tels que “la disponibilité des armes à feu, souvent introduites clandestinement depuis les États-Unis, et le manque de programmes pour réinsérer les jeunes.” Il se questionne également sur la nécessité de redéfinir l’espace des festivals pour garantir la sécurité des citoyens.