Après une nuit de célébrations, le Nouvel An 2026 a laissé place à un bilan alarmant de violences dans plusieurs villes françaises.
Comme chaque année, les festivités du Nouvel An, allant du 31 décembre au 1er janvier, ont été entachées par des incidents de violence. Selon un rapport préliminaire du Parisien, des quartiers de plusieurs villes ont été le théâtre d'affrontements et de dégradations. À Rennes, par exemple, les forces de l'ordre ont dû faire face à des jets de projectiles alors qu'elles intervenaient pour disperser une foule d'une centaine de personnes.
Le bilan de cette nuit est particulièrement lourd. À Marseille, un homme de 36 ans a perdu la vie, poignardé à plusieurs reprises, alors qu'à Chelles, un jeune garçon de 12 ans a été gravement blessé après avoir manipulé des engins pyrotechniques, perdant trois doigts dans l'incident. À Nice, plusieurs véhicules ont été en flammes, tandis que les affrontements avec les forces de l'ordre se sont multipliés.
Nuit de tensions à Strasbourg
L'agglomération strasbourgeoise a enregistré l'une des nuits les plus agitées, avec plus de 101 voitures incendiées. La police a procédé à 30 interpellations et plus de 25 officiers ont été blessés lors des altercations avec des groupes organisés, selon un communiqué de la préfecture. Un jet de mortier a même provoqué l'incendie d'un appartement, indiquait également une source de France Info.
Tirs de mortier ciblant les policiers
Les affrontements n'étaient pas réservés à Strasbourg. À Bordeaux, des CRS ont subi des tirs de projectiles, tandis qu'à Mantes-la-Jolie, au moins une quinzaine de véhicules ont été brûlés. Dans l'Essonne et le Haut-Rhin, la situation s'est également détériorée avec des tirs de mortiers en direction des forces de l'ordre et la destruction de plusieurs dizaines de voitures.
Une réponse policière renforcée
Face à cette montée des violences, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait mobilisé 90 000 policiers et gendarmes à travers le pays, dont 10 000 à Paris. « Nous devons assurer la sécurité des célébrations tout en faisant face aux violences urbaines traditionnelles qui surviennent chaque année », a-t-il déclaré lors d'une interview sur France Inter.
Malgré ces mesures, la nuit de la Saint-Sylvestre a une fois de plus été marquée par la violence, laissant la France une nouvelle fois face à des défis sécuritaires persistants.







