Une profonde émotion a envahi Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, dimanche 25 janvier, lorsque plus de 2 000 personnes se sont réunies pour rendre hommage à Camélia, une adolescente de 17 ans, qui a tragiquement mis fin à ses jours le 13 janvier dernier. L'événement a attiré des proches et des sympathisants, tous unis pour soutenir sa mère et dénoncer le harcèlement scolaire. Des témoignages poignants émergeaient, illustrant la réalité de l'harcèlement, qui concerne un nombre toujours croissant de jeunes victimes.
Lors de la marche, les proches de Camélia ont exprimé leur chagrin et leur colère. Sa mère a ouvert les discours en remerciant chaleureusement tous ceux présents : "Cela me touche beaucoup et honore la mémoire de ma fille, Camélia." Elle a décrit les souffrances endurées par sa fille, soulignant que "les mots des enfants, souvent étouffés par le silence des adultes, peuvent être meurtriers. Nous ne pouvons pas tolérer cela, jamais." Le message fut soutenu par son oncle, Salim Ayachi, qui a ajouté : "Camélia subissait des humiliations et de la violence psychologique chaque jour. Elle avait peur et se sentait à la merci de ses pairs."
Les réflexions sur le harcèlement scolaire
Le drame de Camélia a éveillé une vague de solidarité, au-delà de Mitry-Mory. Une mère a partagé son désarroi : "Le harcèlement scolaire touche tout le monde. Mais la vraie question, c'est le manque d'outils pour y faire face rapidement." Une jeune participante a réagi, exprimant : "Des familles ne devraient pas avoir à perdre un enfant pour ces raisons. C'est simplement inacceptable."
Un père a mis en lumière l'impact des nouvelles technologies : "Le harcèlement ne s'arrête jamais, il continue sur les réseaux sociaux, réalisant un harcèlement 24 heures sur 24." Les parents interrogés se sont déclarés dévastés par l'idée que ni eux, ni leur enfant ne devraient vivre une telle tragédie. Ces témoignages révèlent un besoin pressant d’une action collective contre le harcèlement.
Enquête en cours
Suite à la mort de Camélia, plusieurs enquêtes administratives et judiciaires ont été lancées afin d’établir les responsabilités. Le proviseur de son lycée a décidé de se retirer de ses fonctions pendant la durée des investigations. Comme l'indiquent plusieurs sources, cette situation soulève des interrogations sur la gestion du harcèlement dans les établissements scolaires et sur l’efficacité des mesures de prévention.







