Ce dimanche, Laurence Ferrari a abordé la question du maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne de CNews, en dépit de sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Dans un entretien accordé au Parisien, elle a voulu faire entendre sa voix, se joignant ainsi à d'autres figures de la chaîne, comme Sonia Mabrouk et Pascal Praud.
Ferrari a déclaré : « En tant que femme et mère de famille, cette situation me touche profondément. Étant engagée dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles, je me devais de prendre position aujourd'hui pour les soutenir. » Cette affirmation témoigne de son engagement loin des considérations purement professionnelles.
Une question de responsabilité
Interrogée sur la nécessité d’exiger le retrait de Morandini de l’antenne, Laurence Ferrari a répondu : « Non, je n'ai rien à lui demander. » Elle ajoute que même si la situation est complexe, cela ne doit pas nécessairement désigner une interdiction de travail. « Cette condamnation ne doit pas être considéré comme une impossibilité de travailler, » a-t-elle précisé.
Sur la décision de sa direction de maintenir Morandini, elle a affirmé qu'elle ne ressentait pas de malaise, en affirmant : « Ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale. »
La situation a provoqué des interrogations au sein de la chaîne et particulièrement auprès de ses collègues. Pascal Praud a souligné qu'il aurait pu faire des déclarations similaires, en célébrant le courage de Ferrari dans cette délicate affaire.
Un soutien partagé
Le 15 janvier, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Morandini, mais CNews a choisi de conserver l'animateur pour son émission quotidienne. Cela suscite un débat sur l'éthique de la télévision et sur la responsabilité des chaînes face à ce type de controverses. Selon un article récent de Ouest-France, Canal+ « assume complètement » de maintenir Morandini à l’antenne, malgré les réactions mitigées du public et de certains acteurs médiatiques.
En conclusion, la prise de parole de Laurence Ferrari souligne un dilemme moral au sein du paysage médiatique français, interrogeant les limites de la responsabilité personnelle et professionnelle face à des décisions de direction controversées.







