Un climat de stress et d'angoisse règne à Athis-Val-de-Rouvre, une commune de 4 200 habitants située en Suisse normande, alors que la tuberculose bovine frappe fourrage d'élevages depuis décembre. Cette zoonose, qui peut se transmettre à l'homme, a été détectée dans plusieurs exploitations, mettant en péril près de 1 500 animaux.
La première ferme touchée, l’EARL des Bots, comptant 260 bovins, a été déclarée affectée par la maladie le 16 décembre, suivie peu après par le Gaec Lefèvre, abritant 400 vaches, ainsi que d'autres exploitations voisines. Comme le souligne un rapport de Ouest France, le protocole sanitaire impose un abattage total des animaux infectés.
Les bovins doivent subir des tests entre le 1er novembre et le 31 mai dans le cadre d’un dispositif de prophylaxie. Cependant, des doutes persistent quant à la fiabilité des tests utilisés. « On nous fait réaliser des tests peu précis » déclare Guillaume Marie, petit éleveur local. Face à la situation, certaines autorités envisagent des solutions d’abattage sélectif pour minimiser les pertes.
Cette zoonose, présente depuis plus de dix ans dans le nord de l'Orne et le sud du Calvados, semble devenir un véritable fléau pour les exploitants agricoles. Les experts craignent désormais une propagation rapide et appellent à des mesures plus efficaces pour protéger les élevages, et par conséquent, la santé publique. La crise actuelle pourrait bien laisser des séquelles durables dans ce secteur déjà éprouvé.







