Les dernières études sur les eaux usées européennes révèlent une inquiétante montée des résidus de cocaïne et de kétamine par rapport à l'année précédente. Selon un rapport publié récemment, la consommation de ces substances semble en forte progression, en particulier durant les week-ends.
Ces résultats proviennent d'une étude commandée par l'Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA), qui a analysé des échantillons prélevés dans 115 villes de 25 pays, dont 23 de l'Union européenne, de Norvège et de Turquie. Les chercheurs ont concentré leurs efforts sur les traces de diverses drogues, dont la kétamine, la cocaïne, la MDMA, et d'autres stimulants.
La kétamine en hausse dans les grandes métropoles
Les chiffres sont sans appel : la présence de kétamine dans les eaux usées a crû de presque 41 % entre 2024 et 2025. Les villes belges, allemandes et néerlandaises sont les plus touchées par cette tendance. D'après Lorraine Nolan, directrice de l'EUDA, "ce phénomène témoigne d'une consommation de drogues généralisée et en constante évolution".
Pour la cocaïne, l'augmentation est également notable avec une hausse de 22 % cette année, particulièrement dans les pays d'Europe occidentale et méridionale tels que la Belgique et l'Espagne. Même des traces de cocaïne ont été décelées dans plusieurs villes d'Europe de l'Est, un fait qui soulève des inquiétudes.
À l'inverse, la MDMA, connue pour ses effets en milieu festif, affiche une baisse significative. Ce déclin a surtout été observé dans des pays comme l'Allemagne et l'Autriche, et pourrait être lié à la fermeture des établissements nocturnes pendant la pandémie, ce qui a entraîné une diminution des prises de cette substance.
Ce phénomène semble aussi suivre un cycle hebdomadaire, confirmant que dans trois villes sur quatre, les niveaux de métabolites de cocaïne et de MDMA dans les eaux usées sont plus élevés pendant le week-end. Cette variabilité des taux signale une consommation accrue lors des sorties nocturnes, comme l'indiquent les recherches de l'EUDA.
Des experts et des autorités locales s'inquiètent de ces résultats et plaident pour un renforcement des mesures de prévention et d'éducation autour de la consommation de drogues. Ils soulignent l'importance d'une coopération internationale pour aborder ce problème croissant.
En somme, l'analyse des eaux usées apparaît comme un indicateur précieux des tendances de consommation de drogues, soulevant des questions cruciales sur la santé publique et la sécurité en Europe.







