Mercredi 18 mars, une trentaine de professeurs et de représentants syndicaux en Lorraine se sont rassemblés devant le rectorat Nancy-Metz pour dénoncer les coupes budgétaires persistantes qui touchent l'éducation depuis plusieurs années. Ces suppressions touchent de manière significative l'académie de Nancy-Metz, qui pourrait voir disparaitre jusqu'à 240 postes d'enseignants dans les collèges et lycées pour la rentrée 2026, selon les prévisions du gouvernement Lecornu.
"On refuse cette baisse continue des moyens et des enseignants. C'est une destruction de l'Éducation Nationale", déclare Régis Mohrbach, professeur et syndiqué FO, ajoutant son indignation face à cette situation alarmante.
Des enseignants à bout de nerfs
Le ministère a en effet prévu des coupe sombres dans l'académie de Nancy-Metz : 144 postes dans les écoles, 96 dans les collèges et lycées, ainsi que 12 postes administratifs. "On essaie de faire avec les moyens du bord, mais c'est de plus en plus difficile", déplore Veseli Hamiti, assistante d'éducation spécialisée en situation de handicap et membre du syndicat Unsa éducation.
Ces suppressions engendrent des répercussions néfastes : fermetures de classes, augmentation des effectifs par classe et difficulté à assurer les remplacements. "Nous considérons que l'éducation, c'est l'avenir," insiste Patrick Wallbom, professeur d'anglais au collège. .
Mobilisation des enseignants pour être entendus
La démonstration avait pour objectif de faire entendre leurs voix, et un préavis de grève a été déposé pour l'ensemble du mois de mars. Les enseignants espèrent ainsi susciter une prise de conscience quant à l'importance d'investir dans l'éducation, pilier essentiel de notre société. En cette période d'incertitudes, ils appellent à une action collective pour préserver la qualité de l'enseignement pour les générations futures.







