À Reims, l'église Saint-Nicaise célèbre le retour de ses anges en verre moulé. La restauration des trente verrières réalisées par René Lalique a été achevée début mars, après un projet ambitieux entamé en 2022 et qui a coûté plus d'un million d'euros. Bien que l'église n'attire que quelques milliers de visiteurs chaque année, elle abrite des trésors d'une renommée internationale, notamment ces verrières uniques.
Créées dans les années 1920, ces œuvres d'art sont souvent confondues avec des vitraux conventionnels. Les délicates représentations d'anges, imprégnées d'une lumière dorée, ont été distinguées par leur rareté et leur beauté. Depuis 2014, elles avaient été remplacées par des répliques, mais l'authenticité a retrouvé sa place grâce à ce projet de restauration minutieux.
Les restaurateurs, confrontés à des défis notables, ont dû naviguer dans la rareté des techniques que René Lalique avait employées, ce dernier n'ayant laissé aucune documentation technique. Selon les experts en conservation, ces verrières représentent non seulement une prouesse artistique, mais aussi technique. L’architecte en charge du projet a souligné l'importance de restaurer ces trésors pour les générations futures.
Les travaux ont été possibles grâce à une mobilisation locale, incluant des dons et le soutien de la ville. Avec le reste de l'enveloppe budgétaire, des rénovations supplémentaires de la tour lanterne, des façades extérieures ainsi que des autres vitraux de l’église sont prévues dans les mois à venir. La réouverture pour le public est bien anticipée, car les verrières seront visibles dès le début de la saison touristique en mai, chaque week-end, promettant une expérience inoubliable pour les visiteurs.
Cette restauration fait partie d'un élan plus vaste pour préserver le patrimoine architectural de Reims, une ville qui allie histoire et modernité, et elle constitue une étape significative dans la valorisation de son riche héritage culturel.







