Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé, ce vendredi, la mort de leur porte-parole, Ali-Mohammad Naïni, suite à des frappes menées par les forces américano-israéliennes. Nommé en 2024, Naïni fait partie du bras armé idéologique de la République islamique d'Iran.
Dans un communiqué diffusé sur leur site Sepah News, les Gardiens ont précisé qu'il a été « tombé en martyr lors de l'attaque lâche perpétrée par le camp américano-sioniste à l'aube ». Expert en communication, il aurait occupé plusieurs fonctions au sein de l'organisation.
Naïni avait récemment contredit une déclaration israélienne, affirmant que les capacités balistiques de l'Iran avaient été saccagées. Il avait rétorqué, « Notre industrie balistique mérite une note parfaite. Même en temps de guerre, notre production de missiles se poursuit », des propos rapportés par l'agence de presse Fars.
Le chef des Gardiens tué au début de la guerre
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), connu en Iran sous le nom de « Sepah », représente un pilier de la République islamique depuis la Révolution de 1979. Créé sur ordre de l'ayatollah Khomeini, il a pour mission de protéger la révolution des menaces internes et externes.
Les Gardiens sont devenus des cibles de choix pour les États-Unis et Israël. Lors des premières frappes, le chef des Gardiens, Mohammad Pakpour, avait également été éliminé.
En dépit de cette intensification des attaques, les Gardiens continuent de revendiquer des opérations contre Israël. Ils imposent même un blocus de fait du détroit d’Ormuz et mettent en garde les Iraniens contre une collaboration avec des puissances étrangères.
Ces actions sont conduites par divers segments des Gardiens, y compris la milice des Bassidj et la mystérieuse force Al-Qods, connue pour ses opérations à l'étranger. Récemment, en janvier, l'Union européenne a désigné les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste, à la suite de la répression violente des manifestations en Iran, comme l’a rapporté Le Parisien.







