Le présentateur météo Sébastien Thomas a récemment fait un clin d'œil culturel lors d'un bulletin sur France 2, le 18 mars, en évoquant l'expression « six-seven », un terme qui a fait son chemin des États-Unis vers les réseaux sociaux français. Ce phénomène, né sur TikTok et popularisé par un extrait de rap, incite les jeunes à répéter cette formule avec enthousiasme à chaque mention du numéro 67.
Si vous entendez un groupe de jeunes réagir de manière inattendue au chiffre 67, ne soyez pas surpris. Lorsqu'ils entendent ce nombre, ils se mettent à balancer les épaules et à faire un geste avec leurs mains, tout en criant « six-seven ». Bien qu’il s’agisse d’un comportement amusant pour les adolescents, il laisse souvent les adultes perplexes.
Ce concept, qui a rapidement pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux, a été relayé par de nombreux utilisateurs de TikTok où le hashtag #67 a récolté des millions de publications. Mais au fond, que signifie réellement cette expression ? Ce qui est frappant, c'est qu'elle n'a pas de sens défini. Son but semble plutôt de divertir tout en déconcertant les générations plus âgées.
À l'origine, l'expression proviendrait de la chanson Doot Doot (6 7) du rappeur Skrilla, sortie en 2024. Ce dernier a lui-même admis ne pas en avoir donné de signification précise, une caractéristique qui correspond à son utilisation actuelle. En effet, début 2025, le terme est devenu viral, les adolescents l’exagérant par un rallongement vocal alors qu’ils effectuent leur geste caractéristique.
Un impact démultiplié par le basketball
Le basketball, sport emblématique aux États-Unis, a également joué un rôle clé dans la diffusion de ce terme. Le joueur LaMelo Ball, réputé pour sa taille de 6 pieds 7 pouces (2,01 m), a vu des vidéos de ses performances circuler sur les réseaux sociaux, où il s’exprime avec la formule « six-seven » en anglais. Des clips, dont un montrant un jeune garçon criant « six-seven » pendant un match, ont permis à ce mème de s’imposer dans la culture populaire.
Les marques, quant à elles, ne se sont pas fait prier pour surfer sur cette tendance. De Pizza Hut proposant des ailes de poulet à 67 cents à McDonald's créant des promotions autour de l’heure 6-7, cette expression a réussi à capturer l’imaginaire collectif. Même Google, dans un geste humoristique, a intégré le terme dans les résultats de recherche, faisant osciller la page lors de la recherche de « six-seven ».
Le phénomène a également fait son chemin dans les médias, avec des références dans des séries animées comme South Park. Un épisode montre des personnages utilisant l’expression de manière ludique, ce qui souligne son allure absurde et collective. L’attrait de « six-seven » réside dans le fait qu’il amuse les jeunes précisément parce qu'il déroute les adultes, ajoutant une couche de mystère à cette blague collective.
Alors que certaines expressions virales finissent par tomber dans l'oubli, comme cela a été le cas pour le fameux « quoicoubeh », il est probable que « six-seven » connaisse un parcours similaire dans les mois à venir. Pour l’heure, elle reste un symbole vivant de créativité et de rébellion juvénile, et continue d’incarner le fossé générationnel dans nos conversations quotidiennes.







