À partir de ce lundi, la cour criminelle de Seine-et-Marne examine le cas d'un policier âgé de 58 ans, Jean-Pierre D., qui fait face à des accusations graves de viol sur une femme venue déposer plainte pour violences conjugales. Les faits, survenus le 22 février 2023, concernent une Angolaise, Armandina P., sans titre de séjour, qui a été contrainte sous la menace d'exécuter des actes sexuels dans le bureau même de l'accusé. Selon Le Figaro, après avoir initialement nié son implication, Jean-Pierre D. a finalement reconnu les viols aggravés dont il est accusé, risquant une peine d'emprisonnement de 20 ans.
Jean-Pierre D. a souligné sa culpabilité avec des mots lourds de sens, s'excusant publiquement auprès de la victime tout en étant accueilli avec un scepticisme évident. Armandina P. a qualifié ces excuses de «larmes de crocodile», soulignant la profondeur de son traumatisme. L'ancien policier a reconnu être le véritable coupable, affirmant : «C'est vous la victime, c'est pas moi».
À l'audience, des témoignages ont mis en lumière un passé tumultueux. Jean-Pierre D. a parlé de son enfance marquée par des violences familiales et des abus sexuels. Il a décrit son parcours destructeur en affirmant : «Le problème dans ma vie avec les femmes, ce n'est pas les femmes, c'est moi». Une ancienne partenaire l'a décrit comme un «prédateur sur le plan sexuel», tandis qu'une comparse plus récente a dressé un portrait diamétralement opposé de lui, le décrivant comme «tempéré» et «calme». Cet entre-deux a poussé le président de la cour à évoquer le paradoxe d'un «docteur Jekyll et mister Hyde».
Dans la première matinée d'audience, les échanges ont également été marqués par des récits de l'enfance tragique de l'accusé, victime de viols entre 4 et 9 ans, un vécu qui semble avoir profondément influencé son parcours. «J'ai toujours vécu avec la prédominance de la sexualité et de la violence», a-t-il déclaré. Aujourd'hui, il affirme avoir entamé un suivi psychologique pour rompre avec ce cycle de violences et éviter que d'autres femmes vivent des expériences similaires.







