Après trois mois de travaux de forage à près de quatre kilomètres sous terre autour de Folschviller, les résultats du projet Regalor II sont enfin dévoilés. Les scientifiques de l'université de Lorraine et de la Française de l'énergie ont confirmé la présence d'hydrogène naturel, connu sous le nom d'hydrogène "blanc", dans des strates profondes. L'analyse des échantillons a été prometteuse, suggérant que cette ressource pourrait être plus largement disponible qu'on ne le pensait initialement.
Le forage, qui a atteint plus de 3.600 mètres, est aujourd'hui considéré comme "le plus profond du monde" selon la Française de l'énergie. Les résultats prouvent qu'il ne s'agit pas d'un phénomène localisé, affirment les chercheurs. Jacques Pironon, directeur de recherche au laboratoire GeoRessources de l'université de Lorraine, a déclaré : "L'un des principaux objectifs était de démontrer que cette ressource n'était pas simplement un épiphénomène."
Les premiers résultats sont prometteurs, avec la confirmation d'une concentration croissante d'hydrogène à mesure que l'on descend dans les profondeurs. "Ces indices renforcent notre modèle prédictif, qui envisageait une augmentation de la concentration en hydrogène avec la profondeur", a ajouté Pironon.
Ausculter sans traumatiser
Pour aller plus loin, des analyses approfondies seront effectuées à l'aide d'une sonde innovante, Sysmog, qui permettra d'explorer le milieu sans le perturber. "Cette sonde va nous aider à examiner le sous-sol en détail, sans les impacts que le forage traditionnel entraîne", a précisé Jacques Pironon. Le but est de parvenir à une mesure précise des gaz dissous dans les aquifères.
Cette découverte pourrait avoir des répercussions significatives sur la transition énergétique en France. Les experts s'accordent à dire que l'hydrogène naturel pourrait potentiellement devenir un pilier pour une production d'énergie plus verte. De nombreuses voix du secteur saluent cette avancée, souhaitant voir davantage de projets similaires se développer.







