La police municipale de Saint-Denis-Pierrefitte, forte de 140 membres, traverse une crise majeure. Selon les informations d'Europe 1, près de la moitié d'entre eux envisageraient de demander leur mutation en réaction à la politique du nouveau maire LFI, Bally Bagayoko.
Les récentes élections ont jeté un pavé dans la mare. D'après Europe 1, le chef de la police municipale et plusieurs adjoints cherchent à quitter leurs postes face à un profond désaccord avec la nouvelle administration. Bally Bagayoko, élu maire LFI, a annoncé son intention de désarmer "progressivement" la police municipale, débutant par le retrait des lanceurs de balles de défense (LBD). Il a précisé : "Pour l’instant, nous conservons les armes à feu, avec un plan de désarmement qui sera établi avec soin" lors de son intervention dans l'émission de France 2, "4V".
Les prérogatives des policiers devraient diminuer
Cette volonté de désarmement agite les esprits au sein des 140 policiers municipaux. Selon les sources anonymisées d'Europe 1, ce changement a déjà suscité des intentions de mutation parmi près de la moitié des agents. Le chef de la police, qui était considéré comme un allié du maire réélu Mathieu Hanotin, est également poussé à partir par la nouvelle majorité LFI. Cette dynamique impacte également les cadres intermédiaires : le responsable du pôle vidéoprotection a déjà commencé à chercher des opportunités ailleurs, dans d'autres communes.
Le désarmement prévu entraîne également des inquiétudes quant à la sécurité des agents, qui risquent d'être plus exposés lors de leurs interventions. De plus, la réduction des prérogatives pourrait diminuer l'attrait des postes, rendant les missions moins intéressantes et affectant les rémunérations, notamment les heures supplémentaires. Face à cette situation, plusieurs agents ont déjà envisagé les opportunités dans d'autres villes comme Champigny-sur-Marne, tandis que d'anciens policiers nationaux détachés à la police municipale de Saint-Denis songent sérieusement à revenir au sein de la police nationale.







