Une escroquerie massive à la Sécurité sociale a été dévoilée par l’Office central de lutte contre le travail illégal. Un groupe de sept individus a réussi à détourner 58 millions d’euros de la CPAM à travers tout le territoire français. Ils ont été inculpés le mardi 24 mars.
Quatorze personnes, dont sept hommes et femmes âgés de 23 à 57 ans, ont été mises en examen mercredi 25 mars à Paris pour escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment, selon Le Parisien. Tous sont suspectés d'avoir orchestré ou participé à une fraude significative ciblant la caisse d’assurance maladie (CPAM), avec un préjudice colossal de 58 millions d’euros.
L'enquête débute à la mi-avril, lorsque la CPAM dépose une plainte pour des centres de santé associatifs soumettant des déclarations de soins fictives. Les gendarmes de l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) identifient une gangrène d'escrocs ouvrant tour à tour des établissements fictifs, éphémères ou ayant pignon sur rue.
Plusieurs faux centres de santé, souvent spécialisés dans les soins dentaires, sont détectés à Paris, en Île-de-France, mais également au Mans et à Marseille. Ces établissements sont placés sous surveillance, car ils facturent des soins pouvant coûter plusieurs milliers d'euros pour des patients inexistant.
300 000 euros découverts au domicile des suspects
Les forces de l’ordre interpellent les suspects le lundi 23 mars à leur domicile parisien. Sur place, les enquêteurs mettent la main sur 300 000 euros en liquide, ainsi qu'une compteuse à billets et divers matériels informatiques. Les individus sont placés en garde à vue à Arcueil, dans le Val-de-Marne.
D'après des sources proches de l’enquête, certains suspects n’avaient apparemment pas conscience de l’ampleur de leurs actions. Le parquet de Paris souligne toutefois que ce type d’organisation constitue un problème majeur pour les institutions.







