Les marchés et les centres commerciaux regorgent d'un produit incontournable en ce moment : les asperges. Ce légume emblématique du printemps trouve ses racines profondes en Gironde, un des plus grands producteurs en France.
Ce département, reconnu aux côtés des Landes et de l'Alsace, est célèbre pour ses asperges du Blayais et accueille chaque année la fête de l'asperge d'Etauliers. Actuellement, la récolte est à son comble, marquée cette année par une intensité particulière suite aux intempéries de février. "Nous avons été ébranlés par le vent", admet Maxime Pallin, maraîcher au Temple, qui évoque une période imprévue où sa récolte a dû subir des interruptions.
Absence de dégâts sur les asperges malgré les conditions climatiques
Maxime Pallin cultive quarante hectares d'asperges. Cette saison a été particulière : en raison des tempêtes Nils et Pedro, il a dû faire face à un faux départ. "Tout notre plastique de protection s'est envolé. Nous avons dû interrompre le travail pendant plus de dix jours", raconte Pedro, chef d'équipe andalou, qui travaille avec une trentaine de saisonniers espagnols. Mais malgré ces défis, il reste optimiste : "Je m’adapte aux conditions. Cela ira."
À l'heure actuelle, la récolte des asperges est principalement manuelle, une réalité qui coexiste avec l'introduction progressive de la mécanisation, surtout pour les Indications Géographiques Protégées comme l'Asperge des Sables des Landes. Bien que les craintes de dommages existent suite à des pluies abondantes, Maxime assure que la qualité est au rendez-vous : "Le rendement est bel et bien là, et nos asperges sont très jolies cette année".
Préoccupation pour la période de Pâques avec le risque de gel
Virginie, la femme de Maxime, gère le magasin et constate un engouement croissant pour leurs produits : "Les clients affluent, fébriles de retrouver ce goût du printemps. Plus les asperges sont grosses, plus elles sont tendres, et ils finissent par le comprendre après les avoir goûtées", explique-t-elle avec un sourire.
Malgré un léger stress lié aux prévisions de gel pour Pâques, Maxime et Virginie sont confiants. Ils s'attendent à écouler environ 200 tonnes d'asperges d'ici juin, prouvant ainsi la résilience et la passion qui animent les producteurs de cette région.







