Les règlements canadiens en matière de maîtrise des langues officielles plongent un étudiant français dans une tourmente administrative qu'aucun observateur n'avait anticipée. Ce jeune homme, arrivé au Québec en 2019, voit son rêve d'études menacé par des règles strictes concernant la langue anglaise.
Tom Mandala, évoquant son arrivée pleine d'enthousiasme à Montréal, a déclaré à CTV News, qu'il est parti de Metz à 17 ans avec “des étoiles dans les yeux”. Sept ans plus tard, son témoignage est empreint de frustration face à un “imbroglio bureaucratique”.
Test réussi jugé invalide
Diplômé en marketing de l’Université du Québec à Montréal, il espérait obtenir un permis de travail postdiplôme après avoir soumis sa demande il y a huit mois. “La réponse est tombée le 13 mars : refus,” raconte-t-il, le Ministère de l'Immigration canadien justifiant sa décision par l'absence d'une preuve jugée valide de compétence en anglais, alors qu'il avait réalisé un test universitaire reconnu.
Tom ne conteste pas les lignes directrices stipulant qu'une “autre évaluation raisonnable” peut, dans certains cas, remplacer un test standardisé, pourvu que les exigences soient remplies. Comme le souligne La Presse, “il parle français au quotidien” et répond donc aux critères linguistiques pour sa demande de permis, mais sa maîtrise de l'anglais ne suffit pas pour satisfaire toutes les normes.
Course contre la montre
Malgré la révision de son dossier en cours, Tom a perdu son droit de travailler et se trouve à présent en statut de visiteur. “Mon avenir est incertain au Québec,” admet-il, soucieux du temps qui passe. Les diplômés étrangers doivent soumettre leur demande de permis dans un délai de 180 jours après la fin de leurs études, et il ne lui reste que quelques jours avant d'être potentiellement expulsé.
Déterminé, il envisage de repasser un test d'anglais afin de répondre aux exigences et attend également les résultats d’un test de français, plus en demande au Québec. “Je ne veux pas rentrer chez moi, parce que c’est ici que je suis chez moi,” confie-t-il dans son appartement montréalais, espérant que “la bureaucratie ne brisera pas ses rêves,” conclut CTV News.







