À Cahors, Élise Carron, 37 ans, dévoile comment elle a troqué son pinceau contre un marteau et s’épanouit dans le monde de la maçonnerie. Son défi ? Se préparer au prestigieux concours des Meilleurs Apprentis de France. Un chemin atypique que les visiteurs pourront découvrir lors de la journée des métiers de l’artisanat organisée par la Chambre des métiers.
Ce samedi 28 mars, la CMA de Cahors ouvre ses portes pour faire découvrir les différentes voies de l’artisanat. Parmi ces parcours, celui d’Élise se distingue par son audace : ancienne artiste plasticienne, elle a choisi de se reconvertir dans le bâtiment, attirée par la restauration de constructions anciennes.
Dans cet atelier immergé, aménagé spécialement pour la maçonnerie, Élise, entourée de briques et de béton, a trouvé la voie de son épanouissement. "L’apprentissage est idéal car il repose sur une expérience pratique. On apprend mieux en étant en contact direct avec la matière", raconte-t-elle, enthousiasmée par son nouvel environnement.
De l’art éphémère à la pierre pérenne
Après douze années en tant qu’artiste plasticienne, Élise a cherché un plus grand sens à son travail. "Je souhaitais créer des œuvres durables et significatives, au-delà de simples pièces temporaires", explique-t-elle. Son retour dans le Lot, où elle a grandi, a été décisif. Elle a été charmée par l’architecture locale, connue pour ses constructions en pierre sèche.
Son retour sur les bancs de l’école a suscité quelques hésitations au départ. "C’était un peu déroutant de me retrouver avec des jeunes de 16 ans, mais l’ambiance est conviviale et cela m’a aidée à me sentir à ma place", confie-t-elle avec un sourire.
Un secteur en mutation
Bien que le monde de la maçonnerie soit traditionnellement dominé par les hommes, Élise se réjouit de l'évolution des mentalités. "Je constate qu’il y a moins de machisme ici que dans le milieu artistique. Les professionnels sont souvent heureux de voir des femmes s’investir dans ce domaine. Le secteur évolue également grâce aux outils modernes qui facilitent le travail", souligne-t-elle.
Un défi personnel et une passion renouvelée
Pour Élise, l’apprentissage représente un vrai défi. Elle s'est lancé dans la création d’une œuvre technique, un pilier en briques torsadées, qui allie difficulté et esthétisme. "C’était mon propre défi personnel, une manière de prouver mes compétences", explique-t-elle fièrement.
Cette année, Élise est en lice pour concourir dans le cadre des Meilleurs Apprentis de France. Aux côtés d’un camarade, elle s’attaque à la création d’une fenêtre pour les épreuves régionales. Lors de la journée portes ouvertes, elle aura l’occasion de réaliser son projet en direct, tout en partageant son expérience avec les visiteurs intéressés par son parcours inspirant.







