Le 12 février dernier, des informations relayées par BFMTV révèlent que des agents du renseignement territorial étaient présents à Lyon au moment du drame entourant la mort de Quentin Deranque. Bien qu'ils n'aient pas joué un rôle actif durant les échauffourées, ils ont effectué des prises de vue de plusieurs individus, y compris un militant d'extrême droite impliqué dans les événements.
Les policiers surveillaient la manifestation des groupes d'ultragauche qui s'étaient rassemblés pour une conférence donnée par l'eurodéputée Rima Hassan. Selon les agents, malgré leur présence, ils n'ont pas observé les violences portées au jeune homme lors de l'incident. Cependant, leurs photos ont été essentielles pour identifier les suspects et faciliter leur arrestation.
Un drame sous l'œil des autorités
BFMTV a diffusé plusieurs clichés capturés peu avant et après le lynchage de Quentin Deranque, qui rendra l'âme deux jours plus tard. Les images montrent notamment des membres de la Jeune Garde, un groupe d'ultragauche, s'équipant de masques et de gants, avant que le contact avec eux ne soit perdu par les agents pendant deux minutes cruciales.
Le député de La France insoumise, Thomas Porte, pointe du doigt l'inaction des forces de l'ordre avec des questions sur Twitter : « Des policiers étaient donc là, ils ne sont pas intervenus et ont seulement photographié. Pourquoi a-t-on laissé faire ? ». Ces interrogations résonnent fortement dans le débat public à une période où les questions de sécurité et de répression sont particulièrement sensibles.
Manuel Bompard, un autre député de LFI, a également soulevé des préoccupations quant à la version officielle des événements, interpellant le ministre de l'Intérieur sur le rôle du renseignement territorial : « Pourquoi le ministre et le procureur ont-ils validé la thèse d'une expédition punitive contre un homme pacifique ? ». Les voix s'élèvent, exigeant transparence et responsabilité face à cette tragédie qui suscite colère et confusion au sein de l'opinion publique.







