L’Université de Strasbourg annonce, à compter de la rentrée 2026, la création d’un dispositif révolutionnaire visant à aider les étudiantes qui souffrent de dysménorrhée, une condition touchant un grand nombre d'elles. Ce projet a pour but d'adapter les règles d'assiduité aux douleurs menstruelles parfois intenses.
Les étudiantes atteintes de ces douleurs pourront, sur présentation d'un certificat médical valide d'une durée d'un an, s'absenter des cours sans être pénalisées. Elles auront également la possibilité de rattraper les enseignements manqués, comme l’a rapporté Franceinfo.
Dans un souci d'améliorer cette initiative, l’université prévoit d’introduire un congé menstruel de dix jours par an à partir de 2027, accessible à toutes les étudiantes, sans justificatif médical requis.
Un soutien nécessaire pour des étudiantes en souffrance
Jérémy Darenne, vice-président en charge de la vie universitaire, a déclaré que cette démarche vise à assouplir les règles de présence pour faciliter la vie des étudiantes affectées par la dysménorrhée. "L’idée est de libérer les étudiantes qui doivent s'absenter pour des raisons de santé, et de réduire la rigidité des exigences d'assiduité", précise-t-il. "Le certificat médical permet de s'assurer que cet aménagement est adapté aux différentes pathologies qui pourraient nécessiter des absences prolongées."
Ces nouvelles mesures répondent à un besoin réel, comme l’exprime Inès, une étudiante souffrant d’endométriose. Elle déclare : "Rester assise en classe est parfois impossible à cause de la douleur. C'est un grand soulagement de voir que notre situation est enfin prise en compte." D'autres étudiantes, comme Marie, partagent cette expérience, notant que même sans pathologie, les douleurs menstruelles peuvent être invalidantes, rendant les cours parfois insupportables.
Une avancée saluée par la communauté étudiante
De nombreuses étudiantes soutiennent ces aménagements. Léa, en première année de biologie, commente : "Je ne souffre pas de douleurs, mais pour celles qui en ont, c’est vraiment une avancée significative !" Cette initiative semble faire écho à une dynamique déjà engagée dans le Grand Est, où des universités telles que Lorient et Reims ont adopté des mesures similaires.
Notons que l'Université d'Angers a été la première en France à introduire ce type de dispositif en 2023, ouvrant la voie pour d’autres établissements. Ces actions visent à créer un environnement scolaire plus inclusif et compréhensif pour toutes les étudiantes, quelles que soient leurs difficultés liées aux menstruations.







