Mgr Philippe Ballot a fait part de son étonnement au préfet suite à l'arrêté autorisant l'ouverture des commerces en Moselle le Vendredi saint. Ce choix marque une rupture, car il est rare que la préfecture prenne une telle décision pour ce jour considéré comme férié selon le droit local.
Après les syndicats FO, CFDT, CGT, CFTC et CFE-CGC, c'est au tour de l'évêque de Metz de s'interroger sur cette mesure. Pendant qu'il était à Lourdes pour l'Assemblée plénière des évêques de France, Mgr Ballot a contacté le préfet pour faire part de sa surprise à propos de cette autorisation.
Une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale
Comme le rapporte le diocèse de Metz, Mgr Ballot a déclaré : "J'ai immédiatement contacté le préfet pour lui exprimer ma surprise face à cet arrêté inattendu à quelques jours du Vendredi saint." L’évêque a partagé "l'émotion" des Mosellans, y compris des commerçants. Dans son communiqué, il rappelle que le droit local d’Alsace-Moselle fait de ce jour un moment sacré, en soulignant : "Cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale. Mgr Philippe Ballot souhaite vivement que cet arrêté ne crée pas de précédent." Les implications de cette décision suscitent déjà de vives réactions et pourraient influencer l'avenir des célébrations traditionnelles dans la région.







