En 2025, l'indice de qualité de l'air dans le Grand Est a été classé comme bon ou moyen 79% du temps, une légère baisse par rapport aux 80% enregistrés en 2024. Cette dégradation s'accompagne d'un avertissement de professionnels de la santé : près de 3 900 décès pourraient être évités chaque année si les niveaux de particules polluantes respectaient les recommandations de l'OMS. Selon le rapport annuel de l'association Atmo Grand Est, la qualité de l'air a connu un recul par rapport à l'année précédente, une situation qui s'explique en grande partie par des conditions météo défavorables. "Un hiver propice à l'accumulation des polluants et un été marqué par plusieurs vagues de chaleur", souligne Jean-François Husson, président d'Atmo Grand Est et sénateur en Meurthe-et-Moselle.
Un constat mitigé sur dix ans
Malgré cette baisse, Atmo Grand Est note une tendance générale à l'amélioration de la qualité de l'air sur une période de dix ans, grâce à des initiatives telles que la modernisation du parc automobile et des changements dans les pratiques. "Il est crucial que nos habitations soient bien ventilées. En effet, l’air intérieur peut être entre 7 et 10 fois plus pollué que l’air extérieur. Les gens se préoccupent souvent plus de l’air extérieur, mais il est tout aussi important d’assurer une bonne qualité de l'air à l'intérieur des maisons", souligne Husson.
Pesticides dans l'air : une nouvelle technologie au service de la santé publique
Atmo France a également lancé une carte interactive qui permet d'évaluer le taux de pesticides dans l'air, un outil qui pourrait être déterminant pour les professionnels et le grand public. "Nous avons pris tous les points de mesure disponibles et avons établi des valeurs minimales, maximales et moyennes pour une quinzaine de substances", explique Étienne Koszul, directeur général d'Atmo Grand Est. Bien que ce ne soit pas une évaluation sanitaire précise, cette carte pourrait fournir des repères environnementaux essentiels. De plus, les premiers reflets de cette analyse montrent la présence de pesticides, y compris des substances interdites comme le lindane, ce qui soulève des préoccupations quant à la santé publique.
Le véritable défi réside dans la nécessité d'une action collective pour améliorer la qualité de l'air. Comme l'indiquent les experts, des mesures concrètes et des efforts soutenus sont impératifs pour garantir un air sain pour tous.







